Les fleurs sont admirées depuis la nuit des temps pour leur beauté, leur symbolisme … et pour leur fonction reproductive. Dominique Nicolas pratique depuis plus de vingt ans l’art du collage. Dans son travail, la thématique de la fleur apparaît souvent dans des interprétations novatrices. Ce nouveau regard l’amène à intituler sa résidence « Fresh Take On Flowers » (Un regard neuf sur les fleurs). De nombreux artistes, des historiens d’art, des philosophes, des poètes, des botanistes participent à cette remise en situation de l’utilisation globale des fleurs. En toile de fond de cette réflexion, pourquoi les fleurs fascinent-elles autant ? Dominique Nicolas utilise, à travers ses collages, l’image des fleurs comme un opérateur de pensée. Par exemple, pour relier des temporalités incompatibles, ou comme un point sensible d’ancrage dans des compositions d’images hétérogènes. La fleur devient ainsi une sorte de langage transversal, révélateur de notre époque, elle voyage dans les espaces et dans les temps, questionne sur la fragilité du vivant, la transformation des paysages, la biodiversité du monde végétal, les rapports les entre nature et artificialisation…
Vernissage jeudi 10 décembre 2026 de 18h à 20h Exposition les vendredis 11 et samedi 12 décembre 2026 de 15h à 18h
Évènement exceptionnel : le lieu multiple montpellier a le plaisir de présenter, pour la première fois à Montpellier, une exposition-installation sonore, visuelle et immersive de l’artiste Félix Blume, dont le travail présenté dans de nombreux lieux et festivals en France et à l’étranger, a notamment été récompensé par le prix Pierre Schaeffer en 2015 et le prix du paysage sonore en 2018. Félix Blume explore les relations entre les êtres vivants, leurs environnements et les manières de les écouter. À travers la prise de son, la création radiophonique et l’installation, il porte une attention particulière aux présences discrètes ou difficiles à percevoir en développant des dispositifs qui invitent à écouter autrement notre environnement. L’oreille au sol est issue d’une rencontre et d’un travail croisé avec l’équipe Écologie des Sols Anthropisés (ESA) du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE) de l’Université de Montpellier Paul-Valéry*, qui étudie les communautés d’insectes associées à l’élevage du bétail en pâturage, la construction de galeries sous les déjections animales ainsi que les impacts de l’usage de substances biocides sur la vie du sol. En parallèle de la recherche scientifique menée par Corentin Larquier sous la co-direction de Pierre Jay-Robert et Camila Leandro, l’artiste a réalisé une série de prises de son au plus près de cette vie souterraine. Ces enregistrements révèlent l’intimité d’un univers sonore encore largement méconnu et donnent à entendre une biodiversité qui échappe habituellement à nos sens. L’installation nous invite à une immersion sensorielle dans la vie qui se déploie sous nos pieds, en proposant d’écouter le vivant à l’intérieur de la terre et de découvrir un monde habituellement invisible et inaudible à l’oreille humaine. Loin du silence apparent, tout un écosystème abrite de petits êtres qui se déplacent, creusent, se nourrissent et communiquent. Une installation sonore multicanale révèle cette activité souterraine et nous plonge au cœur de ces présences discrètes qui participent au fonctionnement et à l’équilibre des sols…
* L’équipe Écologie des Sols Anthropisés (ESA) du CEFE étudie depuis de nombreuses années les communautés d’insectes associées aux activités d’élevage, et notamment les insectes coprophages qui participent à la décomposition et à l’enfouissement des déjections animales. Ses recherches s’intéressent au fonctionnement des sols et aux interactions entre pratiques d’élevage, biodiversité et écosystèmes. Elles sont menées en étroite relation avec les acteurs de la filière, dans une démarche de co-construction des savoirs et de recherche participative. Le projet « L’oreille au sol » vient notamment enrichir deux programmes actuellement conduits par l’équipe : CoCoSy et ColCopEA (mené en partenariat avec l’enseignement agricole).
Vernissage le mercredi 18 novembre 2026 de 17h à 20h
Exposition du 18 au 28 novembre 2026 du mercredi au samedi de 14h à 18h et sur RV (accueil des groupes scolaires possible dès le lundi 16, sur réservation obligatoire : lelieumultiplemtp@gmail.com)
Le projet « L’oreille au sol » estlauréat de l’appel à projet « Soutien à la recherche et à la création »MIRANDAde l’Université de Montpellier Paul Valéry.
Madrague, subst. fém. PÊCHE. [En Méditerranée] Piège fixe pour capturer les bancs de poissons. Aussi désigné comme le « lieu, endroit où l’on frappe ».
Madragues nous invite à nous perdre dans les éléments, l’eau, le vent et l’humus, pour mieux nous ressaisir à travers une réflexion sur le vivant, tel un soufflet qui ranime, provoque et inspire. Prenant pour point d’ancrage les axes de la résurgence et de la résilience, avec l’envie de plonger notre regard dans la matérialité des choses comme des pieds dans une flaque, quitte à éclabousser, salir et troubler. L’esprit frappeur se retrouve parfois dans de « tous petits riens »…
Les deux artistes ont chacune développé leurs pratiques avant de se rencontrer au BBB centre d’art (Toulouse). JUDIBALVAL, issue du cinéma documentaire, questionne la société actuelle, en explorant ses failles, le déracinement, les espoirs de réparation. Lorène Roustin, diplômée de l’École Supérieure d’Art et Design de Tarbes, explore des territoires, les sonde, les observe et développe des approches de mise en relation entre les humains et les non-humains.
Une quinzaine d’œuvres existantes et rassemblées s’articulent autour de plusieurs axes transversaux : apparition / réparation, testimonial/mémorial, transformation / transmission.
Certaines pièces s’inspirent des travaux scientifiques de Claude Grison et de son laboratoire CNRS ChimEco sur les plantes invasives et les écosystèmes aquatiques.
Cette porosité art & Science est mise à l’œuvre à travers cette résidence qui s’inscrit dans le projet « GLOBAL MADRAGUES » lauréat de l’appel à projet « Soutien à la recherche et à la création » MIRANDA de l’Université Paul Valéry de Montpellier. En partenariat notamment avec le FRAC Occitanie et le réseau Air de Midi.
Résidence artistique au lieu multiple montpellier du 18 au 30 mai 2026 . Lancement et performance participative mardi 19 mai de 18 à 21 h
La performance participative 𝘒𝘐𝘚𝘚𝘖𝘜𝘚 invite le public à formuler des vœux intimes pour le monde, laissant apparaître leurs traces sur du linge à travers des empreintes de rouge à lèvres. En vis à vis, les pièces 𝘚𝘌 𝘉𝘈𝘐𝘎𝘕𝘌𝘙 𝘋𝘈𝘕𝘚 𝘓𝘌𝘚 𝘚𝘖𝘕𝘎𝘌𝘚 et 𝘐𝘕𝘚𝘐𝘎𝘕𝘐𝘍𝘐𝘈𝘕𝘛𝘚 de Lorène Roustin convoquent la présence d’éléments végétaux, infimes, abîmés, en cours de soin à travers une sculpture et une vidéo.
. Exposition sortie de résidence vendredi 29 mai de 18 à 21 h
. Atelier de pratique ouvert à tous sur réservation* samedi 30 mai de 15h à 17h
Dans cet atelier créatif où collecte et art se rencontrent. Partez à la recherche d’éléments naturels – feuilles, écorces, fleurs – pour capturer leurs textures en les imprimant dans l’argile. Une fois les empreintes réalisées, transformez-les en tirages en plâtre, créant ainsi des œuvres en relief qui immortalisent les détails de la flore d’un lieu. * auprès de judibalval@gmail.com
Pendant leur résidence au lieu multiple montpellier, Silvia Cîrcu (chorégraphe et chercheuse) et Alicia Zaton (artiste plasticienne et scénographe) ont prolongé la recherche initiée avec la performance Blueprints of Flames autour des désastres écologiques et des nouvelles humanités en devenir. À la manière du devin aveugle Tirésias, qui voit autrement, ce projet explore des formes de perception sensibles et incarnées, là où le corps accepte d’être traversé, affecté et transformé. À travers la création de costumes et de formes scénographiques envisagées comme des extensions du corps (peaux, écorces, coquilles, mues, enveloppes), les matériaux organiques (paille, cire, argile…) et les formes sculpturales évoquent des corps en mutation, pris dans un monde aux équilibres fragilisés… À la lisière de la performance, de l’installation et du rituel, « Dans l’œil de Tirésias. Fragments » propose un temps de suspension : un espace pour écouter ce que les peaux, les sols et les enveloppes ont encore à nous apprendre.
Sortie de résidence mercredi 29 avril etjeudi 30 avril 2026 de 16h à 18h : expo-installation(interactive) 19h : performance (voir un extrait vidéo)
En 2023 un loup, GW1909m, est aperçu dans les bois au Nord de Barcelone, après avoir parcouru plus de 1200 km depuis la France. Au même moment Em’ma Pinoteau arrive en résidence à Can Serrat (El Bruc), pour enquêter sur le conte mexicain de la Loba*. Elle décide alors d’écrire une histoire qui mêlera le parcours de GW1909m à celui d’un.e enfant nommé.e Luka, en fuite dans les bois. Ce travail d’écriture se poursuit au lieu multiple montpellier qui accueille l’artiste en résidence jusqu’au 17 janvier 2025. Entre récit d’un fait-divers et fiction, « Entre chien et loup » est une tentative de questionnement sur nos déracinements. Un temps donné pour réfléchir ensemble à nos errances et rencontres.
Le projet est présenté sous la forme d’un fanzine et d’une performance, qui permettent de transmettre et présenter cet imaginaire. Basant ses performances sur la réception d’une œuvre et de ses variantes (oralisées, rédigées, recopiées et ses intermédiaires), Em’ma Pinoteau propose d’acter son récit en collaboration avec les personnes qu’elle rencontre et qui voudront bien s’y associer…
1/ Activation déambulante les 18 et 19 décembre 2025 à 17h, avec Bonnie Besson, Galliane Didier, Lisanne Goodhue, Judith Hassine, Estée Krikorian, Em’ma Pinoteau, Florine Pracht, Manon Rico. . Accueil du public par deux guides/narrateurices . Balade, en deux parcours distincts (deux groupes, accompagnés d’un.e des guides) . Rassemblement du public dans un lieu final, dégustation de glaces et échanges
2/ Rencontre autour de l’accrochage des costumes et masques et du processus créatif post performance déambulante du 12 au 15 janvier de 10h à 22h
* La loba relate la façon dont une femme redonne vie à un loup en rassemblant les os de son propre squelette. En ouvrant un dialogue à partir de deux figures marginalisées, le loup et la sorcière, l’artiste en appelle au principe de solidarité depuis la mémoire d’un passé qui nous est commun.
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Avec les soutiens de Generalitat de Catalunya, Can Serrat, Jiser, Föhn, Région Occitanie, Ville de Montpellier Crédits photos : Véronica Lopez, Mobina Nouri Crédits textes : Jocelyn Moisson Remerciements : Nuria Ribas Costa, Rafael Duarte Uriza, Rafael Fernandez, Ayala Meidan, Andréa Jerez, Marina Gurman, Karen Byk, Paula Dutto, Carolina Alvarez, Valerie Mitteaux, Edo Garcia, Ana Párraga, Sophie Blais, Sarah Goodchild Robb, Georgina Tixador, David Molina Gadea, Judit Luna, Asli Seven, Claire Luna, Taiki Sudo, Cian Dessal, Manuela Alarcón López, Martina Cruz, Ula Moroz, Beatriz Machado, Hernán Lewkovic, Katrina Ralbag, Tur Paesani, Mar Vilchez Aruani, Tamara Grosso, Jean-Luc Pinoteau, Ainsi qu’à toutes les personnes qui ont permis de près ou de loin la réalisation et l’épanouissement de ce projet.
Suivre les lignes, prendre la trame pour un voyage aux paysages fragmentés. Crayons aiguisés position baissée sur la feuille de kraft. Le geste répétitif la tête à moitié en état d’ébriété à force, les couleurs qui se chevauchent comme des rêves ni vraiment commencés ni terminés. Avec du recul ça prend sens un peu, les plans se superposent en une réalité, en tout cas des formes tracées, montagnes, collines, rochers. Il en résulte une série colorée sur fond marron abîmé…
Exposition pop-up sortie de résidence jeudi 12 juin de 17h à 20h et vendredi 13 juin 2025 de 15h à 18h30 en présence de l’artiste
La démarche artistique d’Elissar Kanso est profondément liée à la mémoire, à la guerre et aux rituels (religieux) dans un contexte constamment déplacé dans un entre deux, un pays d’origine, le Liban et un pays d’accueil, la France. Son travail construit ainsi un discours multiforme (dessin, peinture, performances, installations, écriture) dans l’espace et le temps entre deux pôles culturellement et politiquement différents.
Dans le cadre de sa résidence au Lieu multiple montpellier, l’artiste a poursuivi la recherche sur les usages de la lumière noire (ultraviolette), expérimentée lors d’une première résidence autour de l’art pariétal (geste premier de l’humain) dans les grottes préhistoriques de Cantabrie. Baptisé Le Récit des grottes modernes, ce premier chapitre a ainsi « mis en lumière » la représentation de « structures de réminiscences » en plans stratifiés, en référence à des lieux soumis à des cycles construction/destruction/reconstruction.
Cette recherche sur la lumière noire s’inscrit également dans la réflexion de l’artiste autour de l’usage du rose fluo (liée à sa contribution à l’Encyclopédie Numérique des Couleurs). Inventée au milieu du XXe siècle, couleur phare des années 80, elle a la propriété d’absorber l’ultraviolet (pour réémettre sous forme de lumière visible). Tout en étant une couleur de séduction, son rôle dans son œuvre, comme matière performante, consiste à révéler et dévoiler, entre beauté et réalité oppressante, une certaine violence de la société (codes de l’hyper consommation, surexploitation des ressources, destructions massives, conflits armés, …).
Exposition pop-up sortie de résidence vendredi 24 janvier 2025 de 17h à 20 h + samedi 25 janvier 2025 de 14h à 18h en présence de l’artiste
Thilleli Rahmoun est une artiste libre, sans frontières. Ses dessins-collages aux techniques mixtes et aux formats parfois XXL incarnent une beauté surréaliste, sensuelle et incongrue. Les situations représentées, composées d’objets (souvent liés à la force et au contrôle sociétal), d’éléments de paysage urbain, d’animaux et de végétaux, subliment et dénoncent à la fois notre monde actuel.
Développé grâce à la dotation de recherche de l’ADAGP pendant sa résidence au lieu multiple montpellier cet automne, le projet « Contre cartographie éclairée » utilise des supports translucides et transparents particulièrement bien adaptés pour mettre en valeur un rendu par strates et pour nuancer volontairement leur visibilité. L’artiste exploite différentes possibilités de matériaux qui offrent de nouvelles profondeurs (encres, tracés acryliques, transferts photographiques, rétro-projection…). Par ces procédés, les pièces du projet constituent une contre-cartographie labyrinthique et subjective…
Exposition pop-up sortie de résidence jeudi 5 et vendredi 6 décembre 2024 de 17h à 20 h
(avec également le soutien technique de l’Université de Montpellier)
La résidence de Nathalie Trovato au lieu multiple montpellier a été pour elle l’occasion d’expérimenter une relation poétique entre l’espace et les objets, poursuivant ainsi un dialogue amorcé, en juin 2023, à l’Espace Saint Ravy à Montpellier.
L’installation-scénographie Côté fenêtre propose une narration visuelle en papier découpé travaillant l’ombre, la lumière et le mouvement.
Cette résidence a été l’occasion pour Nathalie Trovato de collaborer avec Émilie Buestel, danseuse et chorégraphe (Compagnie Sauf le Dimanche) et Antoine Barland, photographe, dont les clichés constitueront la base à un futur projet d’édition.
Exposition pop-up de sortie de résidence, en présence de l’artiste vendredi 7juin 2024 , dès 18h (avec performance d’Émilie Buestel à 19h30) samedi 8 juin 2024 de 14h à 19h (avec performance d’Émilie Buestel à 17h30)
Côté fenêtre fera également l’objet de plusieurs présentations, début juin, auprès des élèves des écoles Condorcet et Jean de la Fontaine à Montpellier, grâce à la complicité d’Émilie Buestel et de la conteuse Myriam Gelsomino. L’installation présentée au lieu multiple montpellier pourra par la suite s’adapter à d’autres lieux, d’autres contextes …
Séverine Péron explore les caractères sacrés des lieux et des matériaux. Depuis 2010, l’artiste crée de nombreuses installations in situ monumentales, notamment dans des lieux patrimoniaux. Pendant sa résidence au lieu multiple montpellier, elle a approfondi son travail vidéo en réalisant deux nouvelles installations de vidéos projetées sur tarlatane appelées ‘Apparitions’. Dans ces installations, elle s’est intéressée à la perception visuelle d’une surface lumineuse mise en rapport avec l’espace tridimensionnel. La trame de l’image numérique rencontre celle du tissu plissé. De cette manière, l’interaction entre l’image vidéo et l’espace en volume matérialise la lumière et donne l’illusion de dimensions multiples. Gilles Deleuze dans Le Pli, Leibniz et le Baroque,1988, interprète le monde comme un corps de plis infinis qui se tissent à travers le temps et l’espace comprimés…
Exposition pop-up de sortie de résidence le vendredi 27 et le samedi 28 octobre 2023 de 15h à 20h, en présence de l’artiste