« Madragues » – 19-30 mai 2026 : JUDIBALVAL et Lorène Roustin

Madrague, subst. fém.
PÊCHE. [En Méditerranée] Piège fixe pour capturer les bancs de poissons. Aussi désigné comme le « lieu, endroit où l’on frappe ».

Madragues nous invite à nous perdre dans les éléments, l’eau, le vent et l’humus, pour mieux nous ressaisir à travers une réflexion sur le vivant, tel un soufflet qui ranime, provoque et inspire. Prenant pour point d’ancrage les axes de la résurgence et de la résilience, avec l’envie de plonger notre regard dans la matérialité des choses comme des pieds dans une flaque, quitte à éclabousser, salir et troubler. L’esprit frappeur se retrouve parfois dans de « tous petits riens »

Les deux artistes ont chacune développé leurs pratiques avant de se rencontrer au BBB centre d’art (Toulouse).
JUDIBALVAL, issue du cinéma documentaire, questionne la société actuelle, en explorant ses failles, le déracinement, les espoirs de réparation.
Lorène Roustin, diplômée de l’École Supérieure d’Art et Design de Tarbes, explore des territoires, les sonde, les observe et développe des approches de mise en relation entre les humains et les non-humains.

Une quinzaine d’œuvres existantes et rassemblées s’articulent autour de plusieurs axes transversaux : apparition / réparation, testimonial/mémorial, transformation / transmission.

Certaines pièces s’inspirent des travaux scientifiques de Claude Grison et de son laboratoire CNRS ChimEco sur les plantes invasives et les écosystèmes aquatiques.

Cette porosité art & Science est mise à l’œuvre à travers cette résidence qui s’inscrit dans le projet « GLOBAL MADRAGUES » lauréat de l’appel à projet « Soutien à la recherche et à la création » MIRANDA de l’Université Paul Valéry de Montpellier. En partenariat notamment avec le FRAC Occitanie et le réseau Air de Midi.

Résidence artistique au lieu multiple montpellier du 18 au 30 mai 2026
. Lancement et performance publique mardi 19 mai de 18 à 21 h
. Expo-installation sortie de résidence vendredi 29 mai de 18 à 21 h
. Atelier de pratique* ouvert à tous sur réservation** samedi 30 mai de 15h à 17h

* Dans cet atelier créatif où collecte et art se rencontrent. Partez à la recherche d’éléments naturels – feuilles, écorces, fleurs – pour capturer leurs textures en les imprimant dans l’argile. Une fois les empreintes réalisées, transformez-les en tirages en plâtre, créant ainsi des œuvres en relief qui immortalisent les détails de la flore d’un lieu.
** auprès de judibalval@gmail.com

Voir les autres évènements du projet « Global Madragues » sur l’agenda en ligne

Expo-installation/performance sortie de résidence : « Dans l’oeil de Tiresias, Fragments » – 29-30 avril 2026 : Silvia Cîrcu et Alicia Zaton

Pendant leur résidence au lieu multiple montpellierSilvia Cîrcu (chorégraphe et chercheuse) et Alicia Zaton (artiste plasticienne et scénographe) ont prolongé la recherche initiée avec la performance Blueprints of Flames autour des désastres écologiques et des nouvelles humanités en devenir.
À la manière du devin aveugle Tirésias, qui voit autrement, ce projet explore des formes de perception sensibles et incarnées, là où le corps accepte d’être traversé, affecté et transformé.

À travers la création de costumes et de formes scénographiques envisagées comme des extensions du corps (peaux, écorces, coquilles, mues, enveloppes),  les matériaux organiques (paille, cire, argile…) et les formes sculpturales évoquent des corps en mutation, pris dans un monde aux équilibres fragilisés…
À la lisière de la performance, de l’installation et du rituel, « Dans l’œil de Tirésias. Fragments » propose un temps de suspension : un espace pour écouter ce que les peaux, les sols et les enveloppes ont encore à nous apprendre.

Sortie de résidence
mercredi 29 avril et jeudi 30 avril 2026
de 16h à 18h : expo-installation (interactive)
19h : performance des artistes


	

Performance sortie de résidence : « Bouche, bave, main » – 14 novembre 2025 : Clarissa Baumann

Le langage touche la langue et la langue se déroule de la bouche tel un fil qui se prend entre les mains dans la chaleur de la salive. L’enchevêtré chaud-humide-langue se confond aux lignes des mains, aux lignes de l’espace, se déroule, s’étale, se dépose par terre. Les mains cartographes, en manque (ou en guise) de mots avancent dans l’espace, dessinent, esquissent des gestes dans l’air en suivant les contours de ce qui n’est pas ou plus ou pas encore…

Suite à sa résidence au lieu multiple montpellier, Clarissa Baumann proposera une version originale de « Bouche, bave, main », projet chorégraphique pour un solo ouvert à différentes formes …
À partir d’un dialogue imaginé avec l’artiste Lygia Clark et sa performance La Bave Anthropophage (1973), la langue – à la fois muscle, salive, son et langage – se transforme et se déploie dans l’espace d’une installation pour devenir corps, paysage, texte. 

Performance le vendredi 14 novembre 2025 à 18h30,
dans le cadre du colloque international pluridisciplinaire « La poïétique aujourd’hui » proposé par l’Université Paul Valéry Montpellier-laboratoire RIRRA21 (Représenter inventer la réalité, du romantisme au XXIe siècle)

Voir la vidéo extraits de la performance

Clarissa Baumann (Brésil, 1988) est artiste plasticienne et chorégraphe. Sa pratique se déploie sur multiples formes – livres, installations, performances ou encore vidéos. Initialement formée à l’École de Dessin Industriel de Rio de Janeiro et aux Beaux-Arts de Paris, elle côtoie la danse et le cirque avant d’intégrer le master exerce à Montpellier. À l’affût des gestes imperceptibles du quotidien, elle instruit un dialogue intime entre corps, mémoire, image et architecture. Des références personnelles et affectives s’entrelacent aux faits de l’histoire, des espaces se rencontrent, une cartographie s’invente. Elle est co-fondatrice du collectif et laboratoire chorégraphique cohue.
Son travail a reçu le prix de l’École des Beaux-arts de Paris (2015 et 2016) et le prix Adagp révélation Arts Plastiques (2016). Ses œuvres et performances ont été présentées en France et à l’étranger : CRAC Occitanie (Sète, France) ; IAC (Villeurbanne, France) ; Festival Plastique Danse Flore (Versailles, France) ; ART FEM II (Macau, Chine) ; Kunstwerk Carlshütte (Büdelsdorf, Allemagne) ; Palais de Tokyo (Paris, France) ; Forum Hermès (Tokyo, Japon) ; Art On Paper, BOZAR (Bruxelles, Belgique) ; 61e Salon de Montrouge (Montrouge, France) ; Palais des Beaux-Arts (Paris, France).

Mentions / distribution :
Conception et interprétation : Clarissa Baumann | Collaboration artistique et création sonore : Olavo Vianna | Collaboration artistique et regard extérieur : Mariana Viana | Production : cohue – Production déléguée : Hors Champ | Coproduction : Centre chorégraphique national de Caen en Normandie – direction Alban Richard, dans le cadre du dispositif Accueil-studio-ministère de la Culture / Ville de Montpellier – dispositif “Impulsions” Avec le soutien de : la Direction régionale des affaires culturelles Occitanie – aide à la création chorégraphique | Accueil en résidence : Kunstencentrum BUDA Courtrai / Honolulu Nantes / Théâtre de La Vignette| Support : Clarissa Baumann a été accueillie en résidence au centre d’art 3bisF, dans le cadre du dispositif artiste en recherche d’août 2023 à février 2024. | Remerciements : Ametonyo Silva, Philipp Enders, Daniel Lühmann, Sônia Bazantay, Mareu Machado, Marion Storm, cohue, Linda Sanchez, Roberto Dagô.

Installation et rencontre sortie de résidence : « Chantent les huitres ! » – 14 mai 2025 : Emilien de Bortoli, Julie Dulat, Marie Lusson, Juliette Mariel

Clapot de l’eau, entrechoquements métalliques, cris d’oiseaux marins, moteurs de bateaux, crépitement des dentelles de coquilles d’huître, grincement de la calibreuse, bruit sourd du couteau à détroquer, brouhaha continu de la pompe à l’intérieur d’un mas ostréicole …
Chantent les huîtres ! est un projet de recherche-création sur les sons du travail ostréicole dans trois mas de la lagune de Thau. Il est le fruit de questionnements scientifiques sur l’influence de l’ouïe dans l’expérience que les ostréiculteur.rices ont de leur métier (travail de thèse de Julie Dulat) et d’une collaboration avec des artistes pour amener la pratique artistique dans l’enquête ethnographique et la création dans le partage de la connaissance scientifique.
Ce projet a pu voir le jour grâce au financement d’un appel à projet MIRANDA de l’Université Paul Valéry de Montpellier et se réalise en relation étroite avec les chercheur.e.s de l’UMR SENS.
La résidence croisée artistes-scientifiques (Emilien De Bortoli, musicien et cinéaste ; Julie Dulat, doctorante en anthropologie ; Marie Lusson, docteure en socio-anthropologue et cinéaste ; Juliette Mariel, docteure en agroécologie et ethnoécologie et plasticienne) a permis notamment la fabrication par Juliette Mariel de deux dispositifs d’écoute pour quatre pièces sonores. Ces dernières sont réalisées à partir de sons enregistrés dans les trois mas d’étude et au fil des saisons du travail ostréicole.
Une des pièces est une composition réalisée par Marie Lusson et Emilien de Bortoli. Elle mêle des ambiances sonores avec des sons plus rythmiques et percussifs, révélateurs de la musicalité des gestes et du milieu dans lesquels ils s’inscrivent. L’écoute de cette composition est pensée de manière immersive, conduisant à concevoir une huître géante, suspendue, imaginée comme un casque dans laquelle le public viendrait y insérer la tête pour écouter.
Les trois autres pièces sonores sont le résultat d’un travail de montage articulant des paroles d’ostréiculteur. rices avec des sons de travail enregistrés dans leur mas. Ces pièces interrogent en particulier ce que le son fait aux gestes ostréicoles, et inversement, ce que le métier produit comme ambiances sonores. Les prises de sons dans chacun des trois mas amènent à réfléchir à la dimension affective des relations entre les ostréiculteurs.rices, leurs espaces de travail, leurs outils et les huîtres. Ainsi, l’écoute de ces pièces sonores est associée à des moulages de mains figées dans un geste ostréicole et fabriquées à partir de différentes matières rappelant celles que les mains touchent au quotidien dans le métier.

Ces installations sonores seront ensuite exposées au Carré d’Art Louis Jeanjean dans le chai du Château de Girard dans la cadre de la Biennale Le temps de l’étang organisée par la ville de Mèze, du 24 mai au 15 juin 2025.

Rencontre sur RV au 06 64 13 17 14 les 5 et 6 mai

Présentation de l’installation et rencontre sortie de résidence avec l’équipe du projet : mercredi 14 mai 2025 de 17h à 20 h

Rencontre avec le collectif « Le mur du milieu »- 1er mars 2025

Le lieu multiple montpellier a le plaisir d’accueillir, le samedi 1er mars 2025 de 14h à 18h30, la rencontre avec le collectif artistique « Le Mur du Milieu » (Mylène Fritchi-Roux, Géraldine Garçon, Alexandre Gilibert, Patrick Mollo, Virginie Roger, Sophie Rosales, Unmonde2food), autour de la publication du n°2 de la revue, intitulé « La MARCHE« .

Pour la deuxième brique du Mur du Milieu, les propositions artistiques du collectif, suscitées par l’expérience commune d’une marche sur le site naturel des Orpellières à l’embouchure de l’Orb, sont relatées dans la revue (et sous forme d’une installation dans la galerie). Le lecteur/regardeur pourra ainsi voyager dans l’imaginaire de chacun des contributeurs et construire son propre chemin expérimental…

Cette rencontre fait écho à l’exposition personnelle d’Alexande Gilibert à N5 Galerie (5 rue Ste Anne, Montpellier), visible jusqu’au 22 mars 2025

Expo «ANIMALENFANT dans le champ des créations contemporaines » – 6-14 février 2025 : Thibault Franc, Léa Habourdin, Magali Lambert, Vincent Lecomte, Jules Le Maut, Marion Le Torrivellec, Tina Merandon, Quentin Montagne, Françoise Pétrovitch, Karine Pinel, Florian Poulin, Manon Riet & Thomas Portier, Rika Tanaka, Tom Tirabosco

Exposition organisée en partenariat avec l’université Paul-Valéry Montpellier 3, le laboratoire de recherche RIRRA21 (Représenter, inventer la réalité du romantisme au XXIe s.) et le CCU (Centre culturel universitaire) de l’université Paul-Valéry Montpellier 3, dans le cadre de la journée d’étude « ANIMALENFANT », jeudi 6 février 2025 de 9 h 00 à 18 h00 (Université Paul-Valéry Montpellier 3, site Saint-Charles).

L’exposition ANIMALENFANT, présentée au Lieu Multiple Montpellier, propose une sélection de travaux d’artistes autour de toutes les formes de rapprochement de l’animal et de l’enfant.
Thibault Franc, Léa Habourdin, Magali Lambert, Vincent Lecomte, Jules Le Maut, Marion Le Torrivellec, Tina Merandon, Quentin Montagne, Françoise Pétrovitch, Karine Pinel, Florian Poulin, Manon Riet & Thomas Portier, Rika Tanaka et Tom Tirabosco, à travers des médiums tels que le dessin, la gravure, la peinture, la photographie, la bande dessinée, la sculpture et l’installation sonore offrent chacun un regard très personnel sur une relation contrastée, qui oscille entre l’interaction, la fusion et le partage de statut.
De fait, l’iconographie et le langage courant, mais aussi la littérature, le spectacle vivant, le cinéma ou les expressions plastiques, associent couramment l’animal et l’enfant. Les arts aujourd’hui notamment forgent et revisitent les imaginaires croisés et parfois confondus de l’enfance et de l’« animalité », jouant sur cette double altérité qui peut prendre la forme d’une communauté.
Que révèle cette très ou trop grande proximité ? Que signifie le fait de la cultiver dans les représentations ? Objets d’attendrissement, supports de projection affective, animaux et enfants n’ont-ils qu’une existence d’icône singulièrement univoque ? Et, de manière corollaire, comme les animaux, les enfants ne peuvent-ils faire figure de vivantes présences ? Dans ce cas, comment rendre sensible cette expérience du vécu, celui de l’enfant face à l’animal, mais aussi de l’animal face à l’enfant ?
L’association et le rapport entre enfant et animal ne renvoient-ils pas également à un imaginaire riche et varié, aux expressions protéiformes, dans lequel enfants mais aussi animaux ont la parole et/ou leur langage respectif font l’objet d’une compréhension réciproque et témoignent d’autres modes de vivre ?
Enfin, ces rapprochements n’ont-ils pas aussi pour but de (ré)inscrire l’humain dans le vivant, de (re)mettre au jour la possibilité d’un statut partagé et de revendiquer une proximité avec la nature ?
L’univers apparemment enfantin retrouvé par les plasticiens Thibault Franc et Vincent Lecomte, qui jouent de l’assemblage et de la confrontation au sein de dessins et d’installations semble viser à troubler toute certitude, et toute tentation d’un regard définitif, dans un jeu sérieux et mélancolique où les portraits de l’animalité et de l’enfance partagent un monde à part. La série photographique de Tina Merandon, en mettant en scène des enfants posant avec leur animal favori, montre des couples « animauxenfantins » dans lesquels les liens, vifs, entre les deux parties, sont révélés dans l’ampleur de leur tendresse et de leur possible cruauté. Les planches de Tom Tirabosco ravivent de façon contemporaines les mythes d’une enfance confrontée à ses démons, et en probable révolte contre ces figures de la hantise, ce monde adulte de plus en plus inquiétant.
À travers les témoins d’un court-métrage Le Labyrinthe du betta (2023), Manon Riet et Thomas Portier convoquent le jeu du déguisement où l’animal n’est plus seulement objet de fascination mais une figure dont, enfant, on se pare et s’empare. Le jeu est également central, mais davantage par la figure du jouet, chez Quentin Montagne et Florian Poulin. L’animal témoigne alors d’une certaine nostalgie pour leur enfance du siècle passé, nostalgie dans laquelle s’inscrivent sans doute les dessins sur vieux carnets d’école de Rika Tanaka ou certaines de recherches de Karine Pinel. Tout comme les eaux fortes et sculptures de Jules Le Maut, les gravures de Magali Lambert, tracées d’un geste faussement maladroit et corrigeant des gueules animales, reposent quant à elles la question de l’enfance de l’art : une forme de spontanéité, d’impulsivité créatrice.
ANIMALENFANT est une exposition originale, tant par sa thématique que par l’éventail de propositions présentées, en nous invitant à envisager ce qui, au sein même des représentations, allie les figures de l’animal et de l’enfant, formant des mondes qui se confondent et se confrontent. ANIMALENFANT met d’abord en jeu la question du regard porté dans et par notre société sur des mondes singuliers, des places, des assignations, et donne à voir ce qu’en fait la création contemporaine.

Commissariat de l’exposition : Ariane Carmignac (MCF en Arts plastiques, Univ. Paul Valéry, Montpellier), Quentin Montagne (plasticien, MCF en Arts plastiques, Univ. Paul Valéry, Montpellier) et Vincent Lecomte (plasticien, Docteur en Esthétique et sciences de l’art, Univ. Jean-Monnet, St-Étienne)

Vernissage le jeudi 6 février à 18 h 30
Exposition du 7 au 14 février de 15h à 19h
Table-ronde le vendredi 14 février à 10h
, avec Ariane Carmignac (MCF en Arts plastiques, UPV), Thibault Franc (Plasticien, écrivain), Magali Lambert (Photographe, plasticienne), Vincent Lecomte (Plasticien, compositeur, chercheur), Florian Poulin (Plasticien), Anne Simon (Directrice de recherche CNRS/École normale supérieure-Paris Sciences et Lettres)

Expo-pop up sortie de résidence : « Le récit des grottes modernes » (chapitre II) – 24-25 janvier 2025 : Elissar Kanso

La démarche artistique d’Elissar Kanso est profondément liée à la mémoire, à la guerre et aux rituels (religieux) dans un contexte constamment déplacé dans un entre deux, un pays d’origine, le Liban et un pays d’accueil, la France. Son travail construit ainsi un discours multiforme (dessin, peinture, performances, installations, écriture) dans l’espace et le temps entre deux pôles culturellement et politiquement différents.

Dans le cadre de sa résidence au Lieu multiple montpellier, l’artiste a poursuivi la recherche sur les usages de la lumière noire (ultraviolette), expérimentée lors d’une première résidence autour de l’art pariétal (geste premier de l’humain) dans les grottes préhistoriques de Cantabrie. Baptisé Le Récit des grottes modernes, ce premier chapitre a ainsi « mis en lumière » la représentation de « structures de réminiscences » en plans stratifiés, en référence à des lieux soumis à des cycles construction/destruction/reconstruction.

Cette recherche sur la lumière noire s’inscrit également dans la réflexion de l’artiste autour de l’usage du rose fluo (liée à sa contribution à l’Encyclopédie Numérique des Couleurs). Inventée au milieu du XXe siècle, couleur phare des années 80, elle a la propriété d’absorber l’ultraviolet (pour réémettre sous forme de lumière visible). Tout en étant une couleur de séduction, son rôle dans son œuvre, comme matière performante, consiste à révéler et dévoiler, entre beauté et réalité oppressante, une certaine violence de la société (codes de l’hyper consommation, surexploitation des ressources, destructions massives, conflits armés, …).

Exposition pop-up sortie de résidence
vendredi 24 janvier 2025 de 17h à 20 h
+ samedi 25 janvier 2025 de 14h à 18h en présence de l’artiste

Expo-pop up sortie de résidence : « Côté fenêtre » – 7-8 juin 2024 : Nathalie Trovato

La résidence de Nathalie Trovato au lieu multiple montpellier a été pour elle l’occasion d’expérimenter une relation poétique entre l’espace et les objets, poursuivant ainsi un dialogue amorcé, en juin 2023, à l’Espace Saint Ravy à Montpellier. 

L’installation-scénographie Côté fenêtre propose une narration visuelle en papier découpé travaillant l’ombre, la lumière et le mouvement.

Cette résidence a été l’occasion pour Nathalie Trovato de collaborer avec Émilie Buestel, danseuse et chorégraphe (Compagnie Sauf le Dimanche) et Antoine Barland, photographe, dont les clichés constitueront la base à un futur projet d’édition.

Exposition pop-up de sortie de résidence, en présence de l’artiste
vendredi 7 juin 2024 , dès 18h (avec performance d’Émilie Buestel à 19h30)
samedi 8 juin 2024 de 14h à 19h (avec performance d’Émilie Buestel à 17h30)

voir la vidéo de la performance (extrait)

Côté fenêtre fera également l’objet de plusieurs présentations, début juin, auprès des élèves des écoles Condorcet et Jean de la Fontaine à Montpellier, grâce à la complicité d’Émilie Buestel et de la conteuse Myriam Gelsomino.
L’installation présentée au lieu multiple montpellier pourra par la suite s’adapter à d’autres lieux, d’autres contextes …

Expo-pop up sortie de résidence : « Apparitions » – 27-28 octobre 2023 : Séverine Péron

Séverine Péron explore les caractères sacrés des lieux et des matériaux. Depuis 2010, l’artiste crée de nombreuses installations in situ monumentales, notamment dans des lieux patrimoniaux.
Pendant sa résidence au lieu multiple montpellier, elle a approfondi son travail vidéo en réalisant deux nouvelles installations de vidéos projetées sur tarlatane appelées ‘Apparitions’.
Dans ces installations, elle s’est intéressée à la perception visuelle d’une surface lumineuse mise en rapport avec l’espace tridimensionnel. La trame de l’image numérique rencontre celle du tissu plissé. De cette manière, l’interaction entre l’image vidéo et l’espace en volume matérialise la lumière et donne l’illusion de dimensions multiples.
Gilles Deleuze dans Le Pli, Leibniz et le Baroque,1988, interprète le monde comme un corps de plis infinis qui se tissent à travers le temps et l’espace
comprimés…

Exposition pop-up de sortie de résidence
le vendredi 27 et le samedi 28 octobre 2023 de 15h à 20h, en présence de l’artiste

voir une vidéo de apparition 1

voir une vidéo de apparition 2

Expo-pop up sortie de résidence : « Intra-Muros, la vie invisible des sols » – 2-3 juin 2023 : Collectif LAAB (Nicolas Bralet, François-David Collin et Sabrina Issa)

Le sol, ses habitants pour un temps deviennent notre ciel.
Si appartenir à la terre, être Terrien est bien souvent associé à l’attachement ou à la pesanteur, le collectif artistique LAAB (Laboratoire Associatif d’Art et de Botanique : Nicolas Bralet, François-David Collin et Sabrina Issa) souhaite l’approcher de manière volatile, transparente et diffuse à l’instar de sa faune intraterrestre qui constelle la surface et oxygène nos pas.
Prendre en compte ces formes de vies permet de reconsidérer notre place dans l’environnement.
Ainsi, les liens arts-sciences explorés dans le cadre de cette résidence de recherche invitent à déplacer notre regard du visible à l’invisible pour nous sensibiliser aux enjeux qui ont trait aux sols et à la diversité de ses habitants. La proposition passera par le sensible et prendra différentes configurations selon les sens invoqués, comme la vue ou l’odorat. 

Scientifiques associés : Aurélie Bessière, Jean-Olivier Durand, Benjamin Lacroix (Groupe COSA Connexion Science & Art), Louise Eydoux (CEFE CNRS Montpellier).

Projet réalisé en partenariat avec l’Association Non-conférence, le Groupe COSA et les Salins d’Aigues-Mortes.

Exposition pop-up de sortie de résidence
le vendredi 2 juin 2023 de 18h à 20h
et le samedi 3 juin 2023 de 15h à 18h, en présence des artistes