Expo « Du paysage… » – 5-28 novembre 2020 : Virginie Blanchard, Océane Moussé, Jérôme Souillot

Le lieu multiple montpellier et N5 Galerie s’unissent à nouveau pour vous proposer une incursion dans des interprétations mentales du paysage, sujet cher à tant de créateurs d’hier et d’aujourd’hui… Au lieu multiple montpellier, invitons nous à parcourir les univers de Virginie Blanchard, Océane Moussé et Jérôme Souillot

Virginie Blanchard présente ici des tirages photographiques de différents chapitres de sa série « L’ordre des choses » : à des captations de paysages, mystérieux et aux échelles incertaines, sont amalgamés des dessins de machines des Arts et métiers et des schémas de mécanique. Extraits des manuels, simplifiés et parfois déformés, ils ont trouvé leur place à dessein dans ces horizons fragiles, comme une allégorie de la dialectique nature et culture.

La série « La grande traversée » d’Océane Moussé raconte le temps de traversée des Pyrénées, par des résistants fuyant la France pour l’Espagne pendant la seconde guerre mondiale, par des pèlerins empruntant le chemin de Saint Jacques de Compostelle entre 1883 et l’époque contemporaine, ainsi que par des randonneurs blogueurs. Les dessins inspirés des récits reprennent des paysages des Hautes-Pyrénées, les mots écrits tout d’abord à la pierre noire sont ensuite étalés, diffusés, pour être transformés en dessins. Sans rajout de matière, seule la substance des mots permet la construction de l’image. C’est bien le récit lui-même qui crée le paysage…

Jérôme Souillot œuvre souvent à l’interface du graphisme et de la performance. Son travail de dessin aborde les sujets de la vie intime… et rêvée. Avec « Je reste là », il s’agit bien de paysages mentaux, représentés à différentes échelles, que l’artiste nous donne à voir, nous invite à explorer, jusqu’à – pourquoi pas – s’y perdre. « Souvent, l’acuité vient en disparaissant » nous dit-il, comme une ode à l’abandon de soi.

En partenariat avec N5 Galerie, qui propose de découvrir les travaux de Laure Boin, Alexandre Gilibert, Yves Helbert, Armelle de Sainte Marie.

Inauguration jeudi 5 novembre 2020 16h>20h
Exposition du 6 au 28 novembre 2020

vendredis et samedis de 15h30 à 19h et sur RV

RDV Ultime samedi 28 novembre de 17 à 19h

Expo « Drawing draw #4 » – 3-26 septembre 2020 : Joëlle Bondil, Peter Lökös, Thilleli Rahmoun

Le lieu multiple montpellier et N5 Galerie font leur rentrée à l’unisson avec une nouvelle édition du rendez-vous désormais bien identifié, qui propose des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. Au lieu multiple montpellier, découvrons le travail de Joëlle Bondil, Peter Lökös et Thilleli Rahmoun

Le dessin de Joëlle Bondil repose sur un vocabulaire primitif, minimaliste : des points, des traits. Les maillages obtenus capturent subtilement, tels des filets, notre attention. Par-delà la minutieuse exécution, l’artiste transcende la frontière entre dessin et volume et nous amène à nous interroger sur ce que nous voyons : du minéral à l’organique, du topographique au cosmologique… Le motif (à double sens) nous convoque : pourquoi faire parler « ce qui ne dit mot » ? Et « où va-t-on chercher tout ça » ?

L’univers de Peter Lökös est généralement construit autour des sens, de l’intime… et de l’étrange. Avec sa proposition Kronos, le jeune artiste nous embarque dans une évocation multisensorielle de l’existence et du temps qui passe, avec une installation-concept conjuguant mécanisme sonore, empreinte, affiche-slogan et dessins. Ces derniers se répartissent en trois chapitres : le mobilier du quotidien, le corps anatomique (plus ou moins déformé, monstrueux), la rencontre/le mèlement…

Alger, Paris, Medellín, Madrid, Barcelone … : Thilleli Rahmoun est une artiste libre, sans frontières. Ses dessins-collages aux techniques mixtes et aux formats parfois XXL incarnent une beauté surréaliste, sensuelle et incongrue. Les situations représentées, composées d’objets (souvent liés à la force et au contrôle sociétal), d’éléments de paysage urbain, d’animaux et de végétaux, subliment et dénoncent à la fois notre monde actuel. Avec « tous ces trucs qui font que c’est difficile de se poser », l’existence est fragile, mais au diable la peur de tomber…

En partenariat avec N5 Galerie, qui propose de découvrir les travaux de Marie Havel et Amélie Joos.

Vernissage masqué jeudi 3 septembre dès 17 h

Exposition du 4 au 26 septembre 2020
vendredis et samedis de 15h30 à 19h et sur RV

RV « 5 à 7 » samedi 5 septembre à 17h
en présence des artistes

RDV Ultime samedi 26 septembre 17h>19h
avec lecture augmentée de Gilles Bingisser
et performance de Peter Lökös
et Eva Debra Debreceni

Écouter l’itw radio de Nathalie Belayche sur FMplus

Voir la vidéo : extraits de la performance de Peter Lökös et Eva Debra Debreceni

Voir la vidéo : extraits de « La guerre, elle danse nue au Paradise », lecture augmentée de Gilles Bingisser

Expo « Affoler le décor » – 28 février- 23 mai 2020 : Paul Dubois, Alain Leonesi

Le lieu multiple montpellier ne boude pas son plaisir de vous convier une fois encore à découvrir un dialogue entre deux artistes, de générations différentes mais qui abordent tous deux une exploration singulière du travail du volume.

Alain Leonesi a étudié (à l’école des Beaux-arts de Montpellier) et enseigne désormais les arts plastiques (à l’école des Beaux-Arts d’Avignon). Chantre de la slow sculpture, il réalise, par itérations, des assemblages ligatures rebuts-rébus qu’il nomme des surtouts, à partir d’objets du quotidien patiemment collectés, témoins des usages premiers auxquels on les avait cantonnés (vaisselle, ustensiles, meubles et autres kitscheries). Ce joyeux bric-à-brac s’organise, non sans humour, en des dressoirs, qui s’adaptent aux lieux et conditions d’expositions, des formes hybrides à la composition pensée et à l’équilibre dynamique. Avec ces propositions postmodernes de « sculptures d’intérieur », il interroge également notre vanité pour rappeler à l’homme sa condition de mortel…

Paul Dubois pour sa part vient de « terminer » sa formation à l’école des Beaux-arts de Montpellier, tout en ayant une compétence d’artisan ferronnier. C’est ainsi qu’il interprète notre environnement, en travaillant souvent à partir de matériaux et de techniques de temporalités très différentes, des plus technologiques au plus archaïques, pour donner existence à des objets ou compositions qui magnifient les opposés, leur insuffle une part de poésie. Par-delà la lourdeur devenue légèreté, le jeu de construction d’œuvres dualistes permet au spectateur de toucher à l’essence des choses.

Vernissage jeudi 27 février à 18h
Exposition du 28 février au 14 mars et du 15 au 23 mai 2020
vendredis et samedis de 15h30 à 19h et sur RV

Soirée poétique et musicale vendredi 13 mars à partir de 18h
proposée par l’association Lez’artsM3, avec Eléonore Aublayd (poésie) et Miguel Collin (guitare), puis Mennad Massinissa (musique électronique et boucles vocales)
(+ buvette et petite restauration)

Suite et fin : du 15 au 23 mai 2020
vendredis et samedis de 15h30 à 19h et sur RV

Expo « Matsutake » – 7-30 novembre 2019 : Clément Philippe, Anne Pons

Le lieu multiple montpellier propose avec cette exposition un dialogue entre deux artistes, de générations et de parcours différents, mais qui abordent dans leur travail une réflexion sur le rapport homme-nature, dans ce siècle où l’accélération des risques industriels et environnementaux pose la question de la persistance et du temps…
Clément Philippe est un artiste jeune, préoccupé par l’anthropocène. Ses créations proposent des formes poétiques en utilisant des images ou des produits de l’industrialisation, parfois toxiques (plomb, cuivre), souvent en évolution dans le temps du fait de processus chimiques (oxydations, combustions…). Ainsi, les expérimentations empiriques, clins d’oeil aux pratiques de l’alchimie, servent la dialectique art autodestructeur / auto-créatif de l’artiste … et nourrissent la réflexion autour du mythe Prométhéen et de la réponse survivaliste actuelle.
Anne Pons, pour sa part, travaille avec différentes pratiques et techniques, de façon humble, lente et simple. Comme cette série de dessins au crayon de couleur, individuellement monochromes, dont le tracé semble la représentation d’un lieu, alors que la main circule seulement sur la feuille comme par analogie avec la marche et les déambulations dans le paysage. Ou encore les « Pardessus », assemblages cousus de formes (fidèles à un motif récurent servant de gabarit), découpées dans différents matériaux -naturels le plus souvent- et parfois recouverts d’éléments végétaux : lichens ou lunaires (monnaie du pape). Ces derniers, issus de pérégrinations diverses, convoquent par d’autres biais les espaces et les différents temps liés au vécu.
Le travail dans son ensemble agit tout autant en retenant qu’en offrant.
Les gestes et les matériaux choisis, par leurs origines et leurs contraintes propres, posent, dans leur emploi, la question de notre emprise et laissent une part à ce qui « échappe ».

Vernissage jeudi 7 novembre à 18h
Exposition du 8 au 30 novembre 2019
vendredis et samedis de 15h30 à 19h et sur rendez-vous

RDV clap de fin samedi 30 novembre 17h>19h
En présence des artistes

Expo « Drawing draw #3 » – 6-28 septembre 2019 : Yves Helbert, Rose Lemeunier, Anne Saligan

Le lieu multiple montpellier propose, en partenariat avec N5 Galerie, une 3e édition de Drawing draw, regards croisés d’artistes privilégiant la pratique du dessin, sous des formes diverses.

Artiste autodidacte, Yves Helbert a fait seul ses classes devant les tableaux des grands maîtres qui l’ont précédé. Avec distance, il fait de la figure humaine le principal support de son travail. Dans sa série des ego-portraits, Il ajoute au dessin au graphite une seconde réalité, calligraphiée et intempestive. Au trait sûr et minutieux, des « titres » sont juxtaposés, créant un trouble… Ces expressions « imagées » et courantes de la langue française paraissent associées de manière arbitraire (clin d’œil malicieux au surréalisme de Magritte), tout en restant dans les thèmes qui sous-tendent les interrogations de l’artiste : rapport à la nature, à la politique, à la nostalgie, à l’esthétique…

À partir d’un travail préalable de photographies d’univers urbains délétères (terrains vagues, zones industrielles, autoroutes…), Rose Lemeunier fait naître un dialogue avec d’autres formes, végétales ou minérales. Opérant l’image initiale par des « virgules » au scalpel (retraits) ou au crayon de couleur (rajouts), la proposition devient dessin, hommage discret à la sublimation des paysages par les impressionnistes ou aux Déluges de Léonard de Vinci. Par la métamorphose, l’artiste magnifie également la force de résilience de la nature sur les pressions humaines.

Anne Saligan mène un travail artistique militant. Inspirée par le collectif brésilien Mais amor por favor qui lutte contre la haine, la discrimination et les exactions, elle met en scène ici des violences policières lors de manifestations, traitées de manière presque chorégraphique : beauté du motif versus violence du sujet, liens entre opprimés et oppresseurs… L’ensemble fait figure, l’ensemble fait front, et les physalis (aussi appelées « amour en cage ») tentent de contenir, de s’opposer voire de s’imposer comme message symbolique d’ouverture…

Vernissage jeudi 5 septembre à 18h

Exposition du 6 au 28 septembre 2019
vendredis et samedis de 15h30 à 19h et sur rendez-vous

. Café art-philo samedi 14 septembre 17h>19h
proposé par Les artisans de la philo

. Rencontre « Art et Tarot de Marseille » vendredi 20 septembre 18h>20h
proposée par Thilleli Rahmoun, artiste

. RDV clap de fin samedi 28 septembre 17h>19h
en présence d’artistes

Expo « 50 artistes au lieu multiple montpellier / Florilège » – 23 mai-8 juin 2019

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Le lieu multiple montpellier, galerie associative d’art contemporain, a ouvert ses portes en mai 2014 dans le quartier Boutonnet – Beaux-arts. Nous souhaitons conjuguer exigence des choix et multiplicité des propositions, des générations, des parcours artistiques, pour une diffusion et une promotion des artistes la plus large possible. A travers expositions et évènements, souvent fruits de partenariats féconds avec d’autres acteurs culturels et sociaux du territoire, nous menons un travail de médiation vers des publics toujours attentifs et curieux. Ainsi, nous participons à une ouverture et à une démocratisation des expressions plastiques d’aujourd’hui.

A ce jour, le lieu multiple montpellier c’est au bout de 5 ans près de 30 expositions proposées et une soixantaine d’artistes présentés sur nos cimaises, 5 autres expositions accueillies, de nombreux évènements associés, des résidences d’artistes, une synergie d’action avec N5 galerie à Montpellier …et une reconnaissance comme lieu intermédiaire majeur pour la diffusion de l’art contemporain dans la région.

A l’occasion de notre anniversaire, nous avons souhaité proposer un accrochage en cabinet d’amateur à 50 artistes qui ont collaboré avec nous par le passé, merci à eux de s’être prêtés au jeu avec enthousiasme !

Avec des œuvres de Geoffrey Badel, Patrice Barthès, Alejandro Berkonsky, Giles Bingisser, Régina Blaim, Julien Bouissou, Anne Bréguiboul, Axelle Carruzzo, Clara Castagné, Marie-Cécile Conilh de Beyssac, Denis Brun, Pascale Ciapp, Anne-Lise Coste, Claudie Dadu, Yannick Delen, Aurélie Denis, Agnès Fornells, Colin G., Sébastien Granier, Sylvia Hansmann, Mounia Kansoussi, Amélie Joos, Emmanuelle Latour, Cendres Lavy, Dominique Lonchampt, Inhee Ma, Eve Maillot, Alain Marciano, Microclimax, Florence Mirol, Katie Montanier, Dominique Nicolas, Anna Novika Sobierajski, Gérald Panighi, Julie Perin, Olivia Pierrugues, Joël Renard, Thomas Rimoux, Nathalie Sapin, Delphine Sauret, Armelle de Sainte Marie, Helga Stüber-Nicolas, Elvia Teotski, Cédric Torne, Benedict Vallas, Roman Viguier, Chloé Viton…

Exposition du 23 mai au 8 juin 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h (sauf jeudi 30 mai)
. Inauguration festive jeudi 23 mai à 18h
avec buvette et petite restauration
. Café art-philo samedi 25 mai à 17h
proposé par Les artisans de la philo
. Lectures/performances jeudi 6 juin à 18h30 : Gilles Bingisser, Mathias Beyler et Régina Blaim, Julien Bouissou, Aurélie Denis, Emmanuelle Latour, Florence Mirol
avec buvette et petite restauration
. Finissage « Zut, place à la ZAT ! » samedi 8 juin dès 15h30

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voir la vidéo de la soirée « lectures & performances  » (6 juin 2019)

Expo « Feature/Figure » – 4-20 avril 2019 : Cédric Torne invite Gilles Bingisser, Sébastien Granier, Anna Novika Sobierajski, Thomas Vinau

 

Une fois de plus, N5 Galerie et le lieu multiple montpellier s’associent pour proposer leurs deux lieux en synergie autour du travail de Cédric Torne.

Après avoir étudié le design d’espace, architecture et arts plastiques, Cédric Torne mêle aujourd’hui pratique personnelle du dessin, enseignement et exploration du champ scénique, en collectif d’artistes.

L’architecture, l’urbanité ou encore le paysage (naturel) sont les sujets de prédilection de l’artiste. Il représente toujours des choses « vues », observées même en amont et ré-évaluées dans cet en-dehors qu’est l’atelier. L’œil, la main, le geste, la ré-apparition : Cédric met en place un protocole d’épuisement pour ouvrir, couvrir, découvrir, recouvrir … redécouvrir des images faites préalablement, parfois plusieurs années auparavant, comme déjà éprouvé sur une table d’architecte (Rotring, T et équerre en main).

A N5 Galerie, l’artiste propose une sélection de son travail quotidien de dessins, réalisés en 2018 et 2019. Il s’attache en particulier à présenter des images réalisées sur les transparences et les reflets des façades et intérieurs urbains, jouant avec la compacité du monde.
> Exposition du 2 avril au 18 mai 2019
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage mardi 2 avril de 17h à 20h30
5, rue Ste Anne, 34 000 Montpellier

Au lieu multiple montpellier, il invite d’autres artistes (Gilles Bingisser, Sébastien Granier, Anna Novika Sobierajski, Thomas Vinau) à s’emparer de reproductions de ses dessins et à les considérer comme une matière de travail à expérimenter, à prolonger pour faire apparaître quelque chose « autre », un espace à habiter : vidéo, volumes, dessins, écrits…
> Exposition du 4 au 20 avril 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 4 avril de 17h à 20h30 avec lecture de Gilles Bingisser
. Concert Pascal Battus + Mathieu Bec mercredi 17 avril à 19h (participation 5 euros)

Voir la vidéo de la lecture de Gilles Bingisser (4 avril 2019)

Voir la vidéo du concert de Pascal Battus et Mathieu Bec (17 avril 2019)

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Expo « PRESAGES » – 15-23 mars 2019 : Geoffrey Badel, Simon Berthezene, Elsa Bres, Guilhem Causse, Margaux Fontaine, Valentin Martre, Chloé Viton

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L’exposition collective Présages présente les travaux de sept artistes qui proposent des oeuvres s’inscrivant dans une perspective évolutive. Pareilles à des présages, elles sont les reflets d’un paradoxe inéluctable qui se concrétise dans l’altération de la matière, des augures dans un moment d’entre-deux, un instant t, où un probable effondrement de notre société actuelle est pressenti. Devenant refuges métaphoriques de la pensée des artistes, l’imaginaire sollicité devient prédiction, nouvelle vision esthétique du monde…

Une proposition curatoriale de Laureen Picaut, en partenariat avec le CACN et Piñata Radio

Exposition du 15 au 23 mars
tlj sauf dimanche de 14h à 19h
Vernissage jeudi 14 mars à 18h

Télécharger le dossier de presse

Expo « Life is life » – 7-23 février 2019 : Denis Brun, Thomas Rimoux

Le lieu multiple montpellier a le plaisir non dissimulé d’exposer pour sa première expo de l’année 2019 deux artistes qui, à un peu plus de quarante (ou cinquante) ans, ne sont pas encore vraiment connus sur la scène internationale. Ils n’y ont donc pas grand chose à perdre et nous, qui sait, presque tout à gagner…
Denis Brun, après des études aux Beaux-arts de Sète puis de Nice, s’est donc déclaré artiste freestyle. Il colle, peint, dessine, photographie, modèle, cuit, coud, assemble, filme, joue de la musique de façon baroque … et rigoureuse à la fois. Son existence (et ses remous) étant le sujet au centre de son expression, il s’efforce de créer des histoires à tendances abstraites, sans la moindre hiérarchie entre les médias utilisés, afin qu’il en résulte une forme de narration fictionnelle prenant ses origines dans ce que l’on imagine être le sens commun. Avec son autre moi Toshiro Bishoko et sa musique low-fi, Denis Brun nous offre ici une bien belle proposition fun et tragique, customisée art contemporain.
Thomas Rimoux, autre électron libre touche-à-tout, est pour sa part sorti du milieu de l’industrie cinématographique et des outils du numérique. Sa pratique artistique le conduit à détourner les normes esthétiques du grand algorithme, en se jouant comme un enfant des codes qui gouvernent la vie des adultes : ivresse du pouvoir, vanité, cupidité. C’est donc davantage autour des clichés sociétaux que Thomas Rimoux nous propose à voir ici son oeuvre joueuse, faite de papiers découpés, gouaches dégoulinantes et autres sorties d’imprimantes…

Exposition du 7 au 23 février 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 7 février à 18h
. Concert Toshiro Bishoko vendredi 22 février à 19h
. Café art-philo samedi 23 février à 17h
proposé par Les artisans de la philo (Christophe Baudet et Myriam François)

Réalisé en partenariat avec N5 Galerie

Voir la vidéo du concert de Thosiro Bishoko (extraits)

Lire l’interview de Denis Brun par les Editions de l’Obsidienne

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Cycle « Gestes/poses » – 6-8 décembre 2018 : Audrey Anselmi, Patrice Barthès, Emmanuelle Latour, Nathalie Sapin

le lieu multiple montpellier propose sur 3 jours un cycle d’évènements autour du geste performatif et chorégraphique, associés à une monstration d’images (photographies et film) tirés ou nourries de ces propositions.
Dans OBTA, Audrey Anselmi et Patrice Barthès interprètent un espace temps rigoureusement cadré par une composition musicale dédiée de Didier Aschour. Ils tournent autour d’une sphère lumineuse dans le sens contraire des aiguilles d’une montre comme traditionnellement dans un bal tango. Les corps sont cliniquement dénudés sur les parties qu’il est d’usage de masquer et réciproquement. La peau et la sphère opèrent comme acteurs de la lumière et créent une forme en mouvement qui génère une tension sensuelle toute en retenue…
Nathalie Sapin propose par la suite une captation vidéo de la performance, ainsi qu’une exposition de photographies, fidèles ou délibérément plus abstraites…
Avec Manuel de la disgrâce, Emmanuelle Latour nous confronte, non sans humour, au dictat de la beauté et de la jeunesse normalisées, en ré-interprétant la méthode de « lifting au naturel » usant de la gymnastique faciale. Entre la Bête et la Belle le fil est ténu et les poncifs insistants…
En parallèle, l’artiste propose des tirages de la série photographique Morphe, où il est question de tendre étrangeté, inexpliquée, différente mais inoffensive, tant que l’on ne cherche pas à la conformer à la réalité.

Programme du 6 au 8 décembre 2018 :
. jeudi 6 décembre à 19h30 : « OBTA », performance d’Audrey Anselmi et Patrice Barthès. Participation 3 euros. Jauge limitée (séance supplémentaire possible à 20h30) – inscription en ligne
. vendredi 7 décembre à 19h30 : « Manuel de la disgrâce », performance d’ Emmanuelle Latour (Cie La Primate). Participation 3 euros. Jauge limitéeinscription en ligne
. vendredi 7 et samedi 8 décembre de 15h à 19h : expositions photos « MORPHE » d’Emmanuelle Latour et « OBTA » de Nathalie Sapin (+film). Entrée libre
. samedi 8 décembre à 17h : café art-philo « Si tout bouge, alors rien ne bouge ? »
proposé par Les artisans de la philo (Christophe Baudet et Myriam François). Participation libre, gratuit pour les adhérents à l’association 2L2M

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