Expo «Drawing draw#6» – 1 septembre -1 octobre 2022 : Tino Di Santolo, Marc Lambert, Ram Samocha

Le lieu multiple montpellier et la N5 Galerie vous convient à leur rendez-vous rituel de rentrée avec la sixième édition du salon du dessin contemporain Drawing draw, regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. Au lieu multiple montpellier, (re)découvrons le travail de Tino Di Santolo, Marc Lambert et Ram Samocha

Les dessins de Tino Di Santolo dégagent des formes et des tracés indéfinis, des plis et des re­couvrements de matières se superposent sur des surfaces de papiers. Les gestes employés usent du hasard et du repentir afin de se libérer de l’image, de sa construction et de ses références pour ame­ner à une expérience du regard dans le presque vu et le presque naissant. Des formes en attente où le dessin figé propose une infinité de pistes et de possibles. Usant d’un clair-obscur assumé, la technique presque classique du fusain est au service d’une représentation organique, re­couverte d’un étang de plis se divisant sans cesse dans lequel les différents corps se pénètrent sans fin…

Pour Marc Lambert, tout commence par le dessin d’observation (de paysages), retranscrits dans des carnets. Il faut saisir leurs dimensions, leurs reliefs sculptés par la lumière et leurs textures vibrantes. Par le dessin on peut s’en imprégner et en capter l’atmosphère. Puis dans l’atelier, la mémoire effectue son travail de modelage et de déformation. Ces souvenirs visuels sont les références, auxquelles se mêlent les œuvres vues dans la longue histoire de l’art. Ils permettent de combiner des éléments de composition. L’improvisation a alors sa place dans l’apparition progressive de l’image. Changement d’échelle, flou, seuil limite de perception : tous ces procédés sont bons à prendre pour inviter le regard à déambuler…

Le travail de Ram Samocha combine le dessin avec la vidéo, le son, l’installation et la performance en direct. L’artiste mélange souvent les techniques de dessin modernes et traditionnelles tout en recherchant de nouvelles façons de combiner le rendu entre 2D et 3D. Résidant à Brighton (Royaume-Uni), Ram Samocha est le fondateur et le directeur artistique de Draw to Perform, une communauté internationale pour la pratique de la performance en dessin. Depuis 2013, Draw to Perform organise des symposiums et des festivals internationaux, travaille avec et soutient des artistes émergents et établis, collabore avec des institutions artistiques et organise des résidences et des ateliers éducatifs…
En écho à la série « Late night drawing » (réalisée la nuit dans l’espace sombre du papier noir et révélant un sentiment d’insomnie), l’artiste réalisera en direct pendant le vernissage de nouvelles oeuvres, qui répondront au son diffusé dans l’espace de la galerie, telles des partitions visuelles…

Vernissage jeudi 1er septembre 2022 dès 17h en présence des artistes et dessins en direct par Ram Samocha > voir la vidéo de la performance

Rencontre avec Ram Samocha et workshop « Draw to perform » samedi 3 septembre
de 14 à 16h
> voir la restitution en images

Exposition du 2 septembre au 1er octobre 2022
vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV

La résidence de Sam Ramocha bénéficie du soutien de l’Institut Français et de la Région Occitanie, en partenariat avec l’association Tetrapode

Et à la N5 Galerie, dans le cadre du salon du dessin contemporain Drawing draw#6, (re)découvrons le travail de Marie-Cécile Conilh de Bayssac,
Cassandre Fournet
et Cendres Lavyen savoir plus…

Expo «Mundo combo» – 12 mai-4 juin 2022 : Noureddine Benhamed, Catherine Burki

Le lieu multiple montpellier vous invite à nouveau à vous immiscer dans un dialogue entre deux artistes, cette fois ci autour d’une illustration du monde d’aujourd’hui, comme une partition à interpréter ensemble…
Noureddine Benhamed n’a pas de technique de prédilection a priori, si ce n’est la collecte et l’intervention sur des images sélectionnées et recomposées, en résonance avec le langage cinématographique qui l’influence (et qu’il utilise par ailleurs). Avec ce travail de réutilisation, juxtaposition de symboles, écriture, collage,peinture, dessin… l’artiste déconstruit la réalité médiatique,vécue comme une fiction aliénante. Les œuvres créées, installations modulaires assemblées au mur, témoignent de ses propres expériences sensibles et de son rapport au monde. Compositions dotées de nouvelles dimensions spatio-temporelles, elles interrogent de manière prégnante notre société (rapports Nord-Sud, statut de la femme, précarité et injustice démocratique dans les pays émergents,mémoire collective des peuples, …).
Catherine Burki utilise le dessin comme medium privilégié, mais explore également la sculpture et le son. Dans sa série «Chroniques du XXe siècle», les dessins, coupures et collages sont le résultat de fouilles menées dans une encyclopédie de l’histoire récente (éd. Larousse, 1990) et qui explore les croisements entre les vainqueurs (les puissants) et les victimes. Ces archives recomposées dialoguent, telles des prophéties, avec nos conditions sociales, sociétales et environnementales actuelles. L’utilisation notamment de fragments de fourrures animales évoque tout à la fois l’exploitation animale et le symbole des inégalités sociales. L’installation photo et sonore «Pépier» procède également de la relation nature-langage-mémoire, avec ces tentatives d’imitation de chants d’oiseaux par des humains, s’exprimant avec des onomatopées admises dans le monde entier(cui-cui, tweet-tweet, pio-pio)…

Vernissage le jeudi 12 mai 2022 à partir de 17h, en présence des artistes
Exposition du 13 mai au 4 juin 2022 les vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV
Concert de Mathieu Bec vendredi 20 mai 2022 à 19h, à l’occasion de la sortie vinyl de l’album «Kettle», illustré par Thierry Lambert (en sa présence) : dédicaces-buvette
RV Ultime samedi 4 juin 2022 de 15h à 18h30, en présence de Noureddine Benhamed

voir la vidéo du concert de Mathieu Bec (extraits)

Expo «Éléments de langage» – 10 mars-2 avril 2022 : Caroline Bizalion, Katie Montanier

Avec cette exposition, Le lieu multiple montpellier invite à une rencontre de deux artistes qui ont l’une et l’autre besoin d’imprégnation (dans un territoire, un environnement), de prélèvement, de collecte d’éléments servant par la suite à leur vocabulaire artistique.

Ce sont les collections qui sont à l’initiative des réalisations de Caroline Bizalion. Objets désuets, images, spécimens de végétaux ou vestiges d’animaux glanés ici ou là sont d’abord réinterprétés en dessins et de façon sérielle. Chacun d’eux devient ainsi élément d’un alphabet, que l’artiste emploie par la suite pour écrire sous d’autres formes : volumes, broderies, installations, … À travers les gestes méthodiques et l’itinéraire de création, l’ouvrage se construit dans la répétition, la constance … et souvent aussi l’aléatoire (pour la cuisson de la céramique par exemple). Un dialogue s’instaure entre les différentes séries en questionnant la fragilité, la pérennité, l’héritage de nos existences que nous cherchons à retranscrire pour transmettre.

Katie Montanier choisit des lieux, des environnements, pour y marcher, observer, écouter, prélever, photographier, dessiner, revenir. C’est ce qu’elle appelle ses « ateliers ouverts » : ici le déplacement qui initie l’œuvre. Pour cette exposition, c’est à La Tamarissière, quartier en bord de mer de la ville d’Agde, que l’artiste explore les lieux pour créer ses dessins. Une pinède, un camping (déserté l’hiver), des dunes, des restes de blockhaus de la seconde guerre mondiale : avec diverses techniques (crayon blanc sur papiers teintés ou mines de graphite et de couleurs avec gaufrages d’écorces de pins), Katie Montanier transcende l’observation de la réalité en jouant avec les formes, entre-formes et contre-formes. Ainsi est évoqué la mémoire des paysages, transportés et réinterprétés pour les ressentir pleinement.

Les deux artistes présentent également un travail réalisé à quatre mains, fruit d’une résidence commune de production au sein même de la galerie…

Vernissage le jeudi 10 mars 2022 à partir de 17h,
en présence des artistes
Exposition du 11 mars au 2 avril 2022 les vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV
RV Ultime samedi 2 avril 2022 de 15h à 18h30, en présence des artistes

Expo-évènement et signature de livre d’artistes : « Migrations » – 28-30 janvier 2022 :  Jean-Baptiste Castanier et Dominique Nicolas

le lieu multiple accueille la signature d’un ouvrage allégorique sur la migration, qui mérite un récit du personnage de Vénus au gré des siècles et de ses rencontres et une série de collages faisant migrer des images de leur cadre d’origine vers un autre. Un ouvrage qui présente la migration comme un phénomène naturel, universel et intemporel. Un ouvrage qui apporte un regard inédit sur un phénomène structurant de notre époque.

L’écrivain, Jean-Baptiste Castanier, raconte l’histoire de Vénus, de Botticelli à Basquiat : son texte dit des ressentis d’une migration dans le temps, des mythes et des œuvres picturales.

Le plasticien, Dominique Nicolas, montre à travers ses collages la complexité d’itinéraires soumis aux aléas du temps et de l’espace.

Vernissage vendredi 28 janvier 2022 de 17h à 20h
avec une lecture de Florence Mirol

+ WE du 29 et 30 janvier 2022 de 15h à 19h
en présence des artistes

Prolongation jusqu’au 10 février 2022 sur RV uniquement (06 22 78 12 85)

Écouter le podcast de l’interview de Dominique Nicolas sur Divergence FM

Voir la vidéo de la lecture de Florence Mirol (extraits)

Expo «Drawing draw#5» – 2 septembre -2 octobre 2021 : Fabrice Cazenave, Anaïs Pélaquier, Anne Pons

Le lieu multiple montpellier et N5Galerie font leur rentrée à l’unisson avec la cinquième édition du salon du dessin contemporain Drawing draw, qui propose des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. Au lieu multiple montpellier, (re)découvrons le travail de Fabrice Cazenave, Anaïs Pélaquier et Anne Pons

Fabrice Cazenave est un amoureux du règne végétal. Ancien danseur, c’est son corps entier et tous ses sens qu’il met en action lors de ses parcours de découverte des paysages et de la flore qui l’entoure. Il nous propose ici des dessins d’observation botanique, conjuguant rigueur technique et spiritualité. Réalisées au graphite ou au fusain (qu’il fabrique lui-même à partir des essences représentées), les œuvres témoignent de cette communion de l’artiste avec la nature, au temps de l’anthropocène. Des plantes carbonisées, présentées comme un herbier, font écho aux dessins en évoquant le cycle de la vie…

De sa formation en philosophie et dans les arts vivants, Anaïs Pélaquier retire un goût pour l’histoire (et pour la géographie) de l’intime, des objets, des vies. Ainsi, elle dessine à l’encre des lignes et, par effet de béance, des formes, sur des boîtes de médicaments, sur papier ou sur des livres de sa bibliothèque « fondatrice ». Elle y évoque les strates et les vides intérieurs et explore le vertige des origines. Avec ses perforations sur des vieux portraits photographiques glanés ici ou là, elle s’autorise également une appropriation de la mémoire perdue, la création de présences fantômes lumineuses.

Enfin, Nous retrouvons avec plaisir le travail d’Anne Pons, toujours autour de la forme bien sûr, mais aujourd’hui des propositions mi-dessins, mi-peintures sur papier. Nous y voyons, via des poncifs de papier reprenant les contours et perforés, des tracés d’anciennes formes « revenir » et se mêler à des surfaces peintes d’aujourd’hui. Ce processus reporter-répéter-appliquer trouve un écho dans un dessin crayonné qui est présenté, fruit d’un travail où la main trouve sa trace dans l’instant, en totale autonomie…

Vernissage jeudi 2 septembre 2021 à 18h
en présence des artistes

Exposition du 3 septembre au 2 octobre 2021
vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV

RV Ultime samedi 2 octobre
en présence d’Anaïs Pélaquier et Anne Pons

Et à la N5 Galerie, dans le cadre du salon du dessin contemporain Drawing draw#5, (re)découvrons le travail de Stéphane Dupuis, Hélène Hampartzoumian et Mme S. – En savoir plus

Expo « Drawing draw #3 » – 6-28 septembre 2019 : Yves Helbert, Rose Lemeunier, Anne Saligan

Le lieu multiple montpellier propose, en partenariat avec N5 Galerie, une 3e édition de Drawing draw, regards croisés d’artistes privilégiant la pratique du dessin, sous des formes diverses.

Artiste autodidacte, Yves Helbert a fait seul ses classes devant les tableaux des grands maîtres qui l’ont précédé. Avec distance, il fait de la figure humaine le principal support de son travail. Dans sa série des ego-portraits, Il ajoute au dessin au graphite une seconde réalité, calligraphiée et intempestive. Au trait sûr et minutieux, des « titres » sont juxtaposés, créant un trouble… Ces expressions « imagées » et courantes de la langue française paraissent associées de manière arbitraire (clin d’œil malicieux au surréalisme de Magritte), tout en restant dans les thèmes qui sous-tendent les interrogations de l’artiste : rapport à la nature, à la politique, à la nostalgie, à l’esthétique…

À partir d’un travail préalable de photographies d’univers urbains délétères (terrains vagues, zones industrielles, autoroutes…), Rose Lemeunier fait naître un dialogue avec d’autres formes, végétales ou minérales. Opérant l’image initiale par des « virgules » au scalpel (retraits) ou au crayon de couleur (rajouts), la proposition devient dessin, hommage discret à la sublimation des paysages par les impressionnistes ou aux Déluges de Léonard de Vinci. Par la métamorphose, l’artiste magnifie également la force de résilience de la nature sur les pressions humaines.

Anne Saligan mène un travail artistique militant. Inspirée par le collectif brésilien Mais amor por favor qui lutte contre la haine, la discrimination et les exactions, elle met en scène ici des violences policières lors de manifestations, traitées de manière presque chorégraphique : beauté du motif versus violence du sujet, liens entre opprimés et oppresseurs… L’ensemble fait figure, l’ensemble fait front, et les physalis (aussi appelées « amour en cage ») tentent de contenir, de s’opposer voire de s’imposer comme message symbolique d’ouverture…

Vernissage jeudi 5 septembre à 18h

Exposition du 6 au 28 septembre 2019
vendredis et samedis de 15h30 à 19h et sur rendez-vous

. Café art-philo samedi 14 septembre 17h>19h
proposé par Les artisans de la philo

. Rencontre « Art et Tarot de Marseille » vendredi 20 septembre 18h>20h
proposée par Thilleli Rahmoun, artiste

. RDV clap de fin samedi 28 septembre 17h>19h
en présence d’artistes

Expo « 50 artistes au lieu multiple montpellier / Florilège » – 23 mai-8 juin 2019

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Le lieu multiple montpellier, galerie associative d’art contemporain, a ouvert ses portes en mai 2014 dans le quartier Boutonnet – Beaux-arts. Nous souhaitons conjuguer exigence des choix et multiplicité des propositions, des générations, des parcours artistiques, pour une diffusion et une promotion des artistes la plus large possible. A travers expositions et évènements, souvent fruits de partenariats féconds avec d’autres acteurs culturels et sociaux du territoire, nous menons un travail de médiation vers des publics toujours attentifs et curieux. Ainsi, nous participons à une ouverture et à une démocratisation des expressions plastiques d’aujourd’hui.

A ce jour, le lieu multiple montpellier c’est au bout de 5 ans près de 30 expositions proposées et une soixantaine d’artistes présentés sur nos cimaises, 5 autres expositions accueillies, de nombreux évènements associés, des résidences d’artistes, une synergie d’action avec N5 galerie à Montpellier …et une reconnaissance comme lieu intermédiaire majeur pour la diffusion de l’art contemporain dans la région.

A l’occasion de notre anniversaire, nous avons souhaité proposer un accrochage en cabinet d’amateur à 50 artistes qui ont collaboré avec nous par le passé, merci à eux de s’être prêtés au jeu avec enthousiasme !

Avec des œuvres de Geoffrey Badel, Patrice Barthès, Alejandro Berkonsky, Giles Bingisser, Régina Blaim, Julien Bouissou, Anne Bréguiboul, Axelle Carruzzo, Clara Castagné, Marie-Cécile Conilh de Beyssac, Denis Brun, Pascale Ciapp, Anne-Lise Coste, Claudie Dadu, Yannick Delen, Aurélie Denis, Agnès Fornells, Colin G., Sébastien Granier, Sylvia Hansmann, Mounia Kansoussi, Amélie Joos, Emmanuelle Latour, Cendres Lavy, Dominique Lonchampt, Inhee Ma, Eve Maillot, Alain Marciano, Microclimax, Florence Mirol, Katie Montanier, Dominique Nicolas, Anna Novika Sobierajski, Gérald Panighi, Julie Perin, Olivia Pierrugues, Joël Renard, Thomas Rimoux, Nathalie Sapin, Delphine Sauret, Armelle de Sainte Marie, Helga Stüber-Nicolas, Elvia Teotski, Cédric Torne, Benedict Vallas, Roman Viguier, Chloé Viton…

Exposition du 23 mai au 8 juin 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h (sauf jeudi 30 mai)
. Inauguration festive jeudi 23 mai à 18h
avec buvette et petite restauration
. Café art-philo samedi 25 mai à 17h
proposé par Les artisans de la philo
. Lectures/performances jeudi 6 juin à 18h30 : Gilles Bingisser, Mathias Beyler et Régina Blaim, Julien Bouissou, Aurélie Denis, Emmanuelle Latour, Florence Mirol
avec buvette et petite restauration
. Finissage « Zut, place à la ZAT ! » samedi 8 juin dès 15h30

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voir la vidéo de la soirée « lectures & performances  » (6 juin 2019)

Expo « Feature/Figure » – 4-20 avril 2019 : Cédric Torne invite Gilles Bingisser, Sébastien Granier, Anna Novika Sobierajski, Thomas Vinau

 

Une fois de plus, N5 Galerie et le lieu multiple montpellier s’associent pour proposer leurs deux lieux en synergie autour du travail de Cédric Torne.

Après avoir étudié le design d’espace, architecture et arts plastiques, Cédric Torne mêle aujourd’hui pratique personnelle du dessin, enseignement et exploration du champ scénique, en collectif d’artistes.

L’architecture, l’urbanité ou encore le paysage (naturel) sont les sujets de prédilection de l’artiste. Il représente toujours des choses « vues », observées même en amont et ré-évaluées dans cet en-dehors qu’est l’atelier. L’œil, la main, le geste, la ré-apparition : Cédric met en place un protocole d’épuisement pour ouvrir, couvrir, découvrir, recouvrir … redécouvrir des images faites préalablement, parfois plusieurs années auparavant, comme déjà éprouvé sur une table d’architecte (Rotring, T et équerre en main).

A N5 Galerie, l’artiste propose une sélection de son travail quotidien de dessins, réalisés en 2018 et 2019. Il s’attache en particulier à présenter des images réalisées sur les transparences et les reflets des façades et intérieurs urbains, jouant avec la compacité du monde.
> Exposition du 2 avril au 18 mai 2019
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage mardi 2 avril de 17h à 20h30
5, rue Ste Anne, 34 000 Montpellier

Au lieu multiple montpellier, il invite d’autres artistes (Gilles Bingisser, Sébastien Granier, Anna Novika Sobierajski, Thomas Vinau) à s’emparer de reproductions de ses dessins et à les considérer comme une matière de travail à expérimenter, à prolonger pour faire apparaître quelque chose « autre », un espace à habiter : vidéo, volumes, dessins, écrits…
> Exposition du 4 au 20 avril 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 4 avril de 17h à 20h30 avec lecture de Gilles Bingisser
. Concert Pascal Battus + Mathieu Bec mercredi 17 avril à 19h (participation 5 euros)

Voir la vidéo de la lecture de Gilles Bingisser (4 avril 2019)

Voir la vidéo du concert de Pascal Battus et Mathieu Bec (17 avril 2019)

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Expo « Life is life » – 7-23 février 2019 : Denis Brun, Thomas Rimoux

Le lieu multiple montpellier a le plaisir non dissimulé d’exposer pour sa première expo de l’année 2019 deux artistes qui, à un peu plus de quarante (ou cinquante) ans, ne sont pas encore vraiment connus sur la scène internationale. Ils n’y ont donc pas grand chose à perdre et nous, qui sait, presque tout à gagner…
Denis Brun, après des études aux Beaux-arts de Sète puis de Nice, s’est donc déclaré artiste freestyle. Il colle, peint, dessine, photographie, modèle, cuit, coud, assemble, filme, joue de la musique de façon baroque … et rigoureuse à la fois. Son existence (et ses remous) étant le sujet au centre de son expression, il s’efforce de créer des histoires à tendances abstraites, sans la moindre hiérarchie entre les médias utilisés, afin qu’il en résulte une forme de narration fictionnelle prenant ses origines dans ce que l’on imagine être le sens commun. Avec son autre moi Toshiro Bishoko et sa musique low-fi, Denis Brun nous offre ici une bien belle proposition fun et tragique, customisée art contemporain.
Thomas Rimoux, autre électron libre touche-à-tout, est pour sa part sorti du milieu de l’industrie cinématographique et des outils du numérique. Sa pratique artistique le conduit à détourner les normes esthétiques du grand algorithme, en se jouant comme un enfant des codes qui gouvernent la vie des adultes : ivresse du pouvoir, vanité, cupidité. C’est donc davantage autour des clichés sociétaux que Thomas Rimoux nous propose à voir ici son oeuvre joueuse, faite de papiers découpés, gouaches dégoulinantes et autres sorties d’imprimantes…

Exposition du 7 au 23 février 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 7 février à 18h
. Concert Toshiro Bishoko vendredi 22 février à 19h
. Café art-philo samedi 23 février à 17h
proposé par Les artisans de la philo (Christophe Baudet et Myriam François)

Réalisé en partenariat avec N5 Galerie

Voir la vidéo du concert de Thosiro Bishoko (extraits)

Lire l’interview de Denis Brun par les Editions de l’Obsidienne

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Cycle « Gestes/poses » – 6-8 décembre 2018 : Audrey Anselmi, Patrice Barthès, Emmanuelle Latour, Nathalie Sapin

le lieu multiple montpellier propose sur 3 jours un cycle d’évènements autour du geste performatif et chorégraphique, associés à une monstration d’images (photographies et film) tirés ou nourries de ces propositions.
Dans OBTA, Audrey Anselmi et Patrice Barthès interprètent un espace temps rigoureusement cadré par une composition musicale dédiée de Didier Aschour. Ils tournent autour d’une sphère lumineuse dans le sens contraire des aiguilles d’une montre comme traditionnellement dans un bal tango. Les corps sont cliniquement dénudés sur les parties qu’il est d’usage de masquer et réciproquement. La peau et la sphère opèrent comme acteurs de la lumière et créent une forme en mouvement qui génère une tension sensuelle toute en retenue…
Nathalie Sapin propose par la suite une captation vidéo de la performance, ainsi qu’une exposition de photographies, fidèles ou délibérément plus abstraites…
Avec Manuel de la disgrâce, Emmanuelle Latour nous confronte, non sans humour, au dictat de la beauté et de la jeunesse normalisées, en ré-interprétant la méthode de « lifting au naturel » usant de la gymnastique faciale. Entre la Bête et la Belle le fil est ténu et les poncifs insistants…
En parallèle, l’artiste propose des tirages de la série photographique Morphe, où il est question de tendre étrangeté, inexpliquée, différente mais inoffensive, tant que l’on ne cherche pas à la conformer à la réalité.

Programme du 6 au 8 décembre 2018 :
. jeudi 6 décembre à 19h30 : « OBTA », performance d’Audrey Anselmi et Patrice Barthès. Participation 3 euros. Jauge limitée (séance supplémentaire possible à 20h30) – inscription en ligne
. vendredi 7 décembre à 19h30 : « Manuel de la disgrâce », performance d’ Emmanuelle Latour (Cie La Primate). Participation 3 euros. Jauge limitéeinscription en ligne
. vendredi 7 et samedi 8 décembre de 15h à 19h : expositions photos « MORPHE » d’Emmanuelle Latour et « OBTA » de Nathalie Sapin (+film). Entrée libre
. samedi 8 décembre à 17h : café art-philo « Si tout bouge, alors rien ne bouge ? »
proposé par Les artisans de la philo (Christophe Baudet et Myriam François). Participation libre, gratuit pour les adhérents à l’association 2L2M

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