Expo «Éléments de langage» – 10 mars-2 avril 2022 : Caroline Bizalion, Katie Montanier

Avec cette exposition, Le lieu multiple montpellier invite à une rencontre de deux artistes qui ont l’une et l’autre besoin d’imprégnation (dans un territoire, un environnement), de prélèvement, de collecte d’éléments servant par la suite à leur vocabulaire artistique.

Ce sont les collections qui sont à l’initiative des réalisations de Caroline Bizalion. Objets désuets, images, spécimens de végétaux ou vestiges d’animaux glanés ici ou là sont d’abord réinterprétés en dessins et de façon sérielle. Chacun d’eux devient ainsi élément d’un alphabet, que l’artiste emploie par la suite pour écrire sous d’autres formes : volumes, broderies, installations, … À travers les gestes méthodiques et l’itinéraire de création, l’ouvrage se construit dans la répétition, la constance … et souvent aussi l’aléatoire (pour la cuisson de la céramique par exemple). Un dialogue s’instaure entre les différentes séries en questionnant la fragilité, la pérennité, l’héritage de nos existences que nous cherchons à retranscrire pour transmettre.

Katie Montanier choisit des lieux, des environnements, pour y marcher, observer, écouter, prélever, photographier, dessiner, revenir. C’est ce qu’elle appelle ses « ateliers ouverts » : ici le déplacement qui initie l’œuvre. Pour cette exposition, c’est à La Tamarissière, quartier en bord de mer de la ville d’Agde, que l’artiste explore les lieux pour créer ses dessins. Une pinède, un camping (déserté l’hiver), des dunes, des restes de blockhaus de la seconde guerre mondiale : avec diverses techniques (crayon blanc sur papiers teintés ou mines de graphite et de couleurs avec gaufrages d’écorces de pins), Katie Montanier transcende l’observation de la réalité en jouant avec les formes, entre-formes et contre-formes. Ainsi est évoqué la mémoire des paysages, transportés et réinterprétés pour les ressentir pleinement.

Les deux artistes présentent également un travail réalisé à quatre mains, fruit d’une résidence commune de production au sein même de la galerie…

Vernissage le jeudi 10 mars 2022 à partir de 17h,
en présence des artistes
Exposition du 11 mars au 2 avril 2022 les vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV
(RV Ultime samedi 2 avril 2022 de 15h à 18h30)

Expo «Projections parallèles» – 4-27 novembre 2021 : Florie Adda, Lucie Bitunjac, Sébastien Granier

Avec cette exposition, Le lieu multiple montpellier invite à dialoguer trois artistes qui, à travers leurs recherches, interrogent notre rapport à la matérialité, la physicalité de notre environnement : objets, textures, structures, paysages, architectures. Chacun projetant à sa manière le donné à voir …

Florie Adda aime à retoucher les paysages… et à casser les évidences. À partir de photographies numériques, le rajout d’aspérités (le bruit des logiciels), de textures artificielles brouille la lecture trop immédiate et ouvre à une fiction esthétique aux multiple interprétations possibles. Ses peintures sur papier argentique, brossées puis insolées, jouent également sur une dimension spatiale et temporelle incertaine, comme un souvenir – ou un imaginaire – révélé. Quant aux Mountains of glass, éclats de verre peints, ils fixent les vertiges et les sautes d‘humeur de la lumière à travers ces paysages tout à la fois acérés et fragiles…

Si Lucie Bitunjac réinvestit les représentations architecturales des primitifs Italiens c’est bien parce que ces dernières (notamment les fresques de Giotto et d’Ambrogio Lorenzetti) font corps avec cette notion de « perspective intuitive » qu’elle développe dans l’ensemble de son travail. Une recherche qui l’amène à faire et défaire le rapport intérieur-extérieur des environnements. Avec la peinture, le dessin et même le pop-up, l’artiste joue entre la 2D et la 3D, conjuguant avec virtuosité malicieuse aplats et profondeurs, trames et qualités spatiales de la couleur. Mais encore : faire référence à l’histoire de l’art tout en faisant œuvre de modernité l’amène à explorer le champ de l’utopie, des lignes toutes tracées aux courbes évidées, l’équilibre se détache des conventions et libère notre énergie pour mieux dire la place de l’homme dans son environnement, intrinsèquement lié à son humanité.

Sébastien Granier pour sa part a choisi la sculpture : il propose ici le résultat de ses recherches formelles, articulant trois attitudes possibles d’observation, de prélèvement et/ou de manipulation. Les matériaux sont soit empruntés au domaine de la construction (béton, métal, bois, …), soit glanés et choisis méticuleusement. Puis vient le processus de la juste action (moulage, assemblage, brûlage, pigmentation, …) – ou inaction (« lâcher prise ») – à trouver, pour aboutir aux formes qui seront présentées, comme autant d’essais d’existences concrètes. Les résultats témoignent d’une dialectique acceptant une part de désordre dans l’ordre global…

Vernissage le jeudi 4 novembre 2021 à partir de 17h
en présence des artistes + lecture de Florie Adda
Exposition du 4 au 27 novembe 2021
les vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV
RV Ultime samedi 27 novembre 2021 de 15h à 18h30

Expo «Drawing draw#5» – 2 septembre -2 octobre 2021 : Fabrice Cazenave, Anaïs Pélaquier, Anne Pons

Le lieu multiple montpellier et N5Galerie font leur rentrée à l’unisson avec la cinquième édition du salon du dessin contemporain Drawing draw, qui propose des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. Au lieu multiple montpellier, (re)découvrons le travail de Fabrice Cazenave, Anaïs Pélaquier et Anne Pons

Fabrice Cazenave est un amoureux du règne végétal. Ancien danseur, c’est son corps entier et tous ses sens qu’il met en action lors de ses parcours de découverte des paysages et de la flore qui l’entoure. Il nous propose ici des dessins d’observation botanique, conjuguant rigueur technique et spiritualité. Réalisées au graphite ou au fusain (qu’il fabrique lui-même à partir des essences représentées), les œuvres témoignent de cette communion de l’artiste avec la nature, au temps de l’anthropocène. Des plantes carbonisées, présentées comme un herbier, font écho aux dessins en évoquant le cycle de la vie…

De sa formation en philosophie et dans les arts vivants, Anaïs Pélaquier retire un goût pour l’histoire (et pour la géographie) de l’intime, des objets, des vies. Ainsi, elle dessine à l’encre des lignes et, par effet de béance, des formes, sur des boîtes de médicaments, sur papier ou sur des livres de sa bibliothèque « fondatrice ». Elle y évoque les strates et les vides intérieurs et explore le vertige des origines. Avec ses perforations sur des vieux portraits photographiques glanés ici ou là, elle s’autorise également une appropriation de la mémoire perdue, la création de présences fantômes lumineuses.

Enfin, Nous retrouvons avec plaisir le travail d’Anne Pons, toujours autour de la forme bien sûr, mais aujourd’hui des propositions mi-dessins, mi-peintures sur papier. Nous y voyons, via des poncifs de papier reprenant les contours et perforés, des tracés d’anciennes formes « revenir » et se mêler à des surfaces peintes d’aujourd’hui. Ce processus reporter-répéter-appliquer trouve un écho dans un dessin crayonné qui est présenté, fruit d’un travail où la main trouve sa trace dans l’instant, en totale autonomie…

Vernissage jeudi 2 septembre 2021 à 18h
en présence des artistes

Exposition du 3 septembre au 2 octobre 2021
vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV

RV Ultime samedi 2 octobre
en présence d’Anaïs Pélaquier et Anne Pons

Et à la N5 Galerie, dans le cadre du salon du dessin contemporain Drawing draw#5, (re)découvrons le travail de Stéphane Dupuis, Hélène Hampartzoumian et Mme S. – En savoir plus

Expo «Transmutation de l’espace» – 26 mars-3 avril et 28 mai-12 juin 2021 : Karine Debouzie

Formée à l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, Karine Debouzie a par la suite entrepris un travail pluridisciplinaire, convoquant la science, l’industrie, le quotidien, la poésie… à venir nourrir sa pratique artistique.
Le lieu multiple montpellier vous invite à découvrir dans cette exposition une sélection d’oeuvres issues de ses pistes de recherches et d’expérimentation, depuis le dessin jusqu’à la sculpture ou l’installation in situ, utilisant mediums et matériaux divers.
Pour explorer le langage de la forme et de la matière, Karine Debouzie travaille essentiellement sur des matériaux industriels pauvres et froids (PVC, métal, polyuréthane, …) à partir desquels, par transmutation, elle crée des structures, souvent biomorphiques (en deux ou trois dimensions), propulsant le spectateur dans sa relation physique au monde.
Au sol, fixées ou en suspension en effet, ses oeuvres offrent à se questionner sur la corporéité, le mouvement, le rapport à l’espace et à la lumière, le lien du visible à l’invisible, du dicible à l’indicible…
Jouant à la fois sur la séduction et sur l’étrangeté, elles convoquent nos mécanismes d’interprétation au niveau de la sphère intime : tension, pulsion, force, vulnérabilité, énergie, enfermement. Passée l’émotion, l’analyse distancée de l’imaginaire au réel commence…

Inauguration vendredi 26 et samedi 27 mars 2021 de 15h à 18h30
en présence de l’artiste
Exposition du 26 mars au 3 avril 2021 et du 28 mai au 12 juin 2021
vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV (06 07 40 10 16 ou rubrique contact)
rencontre avec l’artiste samedi 29 mai 2021 dès 15h
en savoir plus

voir le clip L’année blanche (épisode 3) de NATYOTCASSAN tourné dans l’exposition

Expo « 50 artistes au lieu multiple montpellier / Florilège » – 23 mai-8 juin 2019

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Le lieu multiple montpellier, galerie associative d’art contemporain, a ouvert ses portes en mai 2014 dans le quartier Boutonnet – Beaux-arts. Nous souhaitons conjuguer exigence des choix et multiplicité des propositions, des générations, des parcours artistiques, pour une diffusion et une promotion des artistes la plus large possible. A travers expositions et évènements, souvent fruits de partenariats féconds avec d’autres acteurs culturels et sociaux du territoire, nous menons un travail de médiation vers des publics toujours attentifs et curieux. Ainsi, nous participons à une ouverture et à une démocratisation des expressions plastiques d’aujourd’hui.

A ce jour, le lieu multiple montpellier c’est au bout de 5 ans près de 30 expositions proposées et une soixantaine d’artistes présentés sur nos cimaises, 5 autres expositions accueillies, de nombreux évènements associés, des résidences d’artistes, une synergie d’action avec N5 galerie à Montpellier …et une reconnaissance comme lieu intermédiaire majeur pour la diffusion de l’art contemporain dans la région.

A l’occasion de notre anniversaire, nous avons souhaité proposer un accrochage en cabinet d’amateur à 50 artistes qui ont collaboré avec nous par le passé, merci à eux de s’être prêtés au jeu avec enthousiasme !

Avec des œuvres de Geoffrey Badel, Patrice Barthès, Alejandro Berkonsky, Giles Bingisser, Régina Blaim, Julien Bouissou, Anne Bréguiboul, Axelle Carruzzo, Clara Castagné, Marie-Cécile Conilh de Beyssac, Denis Brun, Pascale Ciapp, Anne-Lise Coste, Claudie Dadu, Yannick Delen, Aurélie Denis, Agnès Fornells, Colin G., Sébastien Granier, Sylvia Hansmann, Mounia Kansoussi, Amélie Joos, Emmanuelle Latour, Cendres Lavy, Dominique Lonchampt, Inhee Ma, Eve Maillot, Alain Marciano, Microclimax, Florence Mirol, Katie Montanier, Dominique Nicolas, Anna Novika Sobierajski, Gérald Panighi, Julie Perin, Olivia Pierrugues, Joël Renard, Thomas Rimoux, Nathalie Sapin, Delphine Sauret, Armelle de Sainte Marie, Helga Stüber-Nicolas, Elvia Teotski, Cédric Torne, Benedict Vallas, Roman Viguier, Chloé Viton…

Exposition du 23 mai au 8 juin 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h (sauf jeudi 30 mai)
. Inauguration festive jeudi 23 mai à 18h
avec buvette et petite restauration
. Café art-philo samedi 25 mai à 17h
proposé par Les artisans de la philo
. Lectures/performances jeudi 6 juin à 18h30 : Gilles Bingisser, Mathias Beyler et Régina Blaim, Julien Bouissou, Aurélie Denis, Emmanuelle Latour, Florence Mirol
avec buvette et petite restauration
. Finissage « Zut, place à la ZAT ! » samedi 8 juin dès 15h30

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voir la vidéo de la soirée « lectures & performances  » (6 juin 2019)

Expo « Waiting For The Sun » – 28 novembre-2 décembre 2018

visuelLe lieu multiple accueille cette exposition, organisée par l’association Carbone 14 regroupant les étudiants de deuxième année du Master conservation, gestion et diffusion des œuvres des XXe et XXIe siècles.

Les évènements de Mai 68 sont la source de profonds bouleversements sociaux et culturels qui les placent comme l’une des contestations les plus importantes de l’histoire de France du XXe siècle. Les utopies portées durant cette période ont mis en avant des notions d’autogestion, de communautarisme et de libération de l’individu sur le plan social. Sur le plan artistique, ces utopies ont pu se concrétiser à partir de la fin des années 60 par la volonté de réconcilier l’art et la vie.
Les utopies d’hier sont-elles les mêmes qu’aujourd’hui ? Waiting For The Sun a pour ambition de réunir des artistes des années 90 jusqu’à aujourd’hui (prêts du Fonds régional d’art contemporain Occitanie Montpellier)*. 20 ans plus tard, il s’agit pour les artistes de formuler leurs fantasmes au travers de leurs œuvres. La nouvelle génération d’artistes, composée d’étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Montpellier**, porte un regard nouveau sur les œuvres de leurs aînés tout en y apportant leur propre questionnement utopiste : Quelle est leur vision poétique de la socialité ? A quoi se rapporte leur idéal ?

* Artistes de la collection du Frac Occitanie Montpellier : Julien Audebert, Conrad Bakker, Philippe Parreno, Guillaume Paris
** Étudiants de l’école des Beaux-Arts de Montpellier : Lucas Ferron, Peter Lokos, Pauline Rosen Cros

Exposition du mercredi 28 novembre au dimanche 2 décembre 2018
de 15h30 à 19h
Vernissage le mercredi 28 novembre à 18h

Expo « Anatomie(s) » – 22 mars-7 avril 2018 : Clara Castagné, Marie-Cécile Conilh de Beyssac, Aurélie Denis, Colin G., Dominique Nicolas, Armelle de Sainte Marie

Le musée Atger de Montpellier possède une collection exceptionnelle de dessins et d’estampes des écoles française, italienne et nordique du XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, patiemment rassemblée par l’amateur d’art averti Xavier Atger qui l’a donnée au début du XIXe siècle à la Faculté de médecine. Par les dessins classiques nus et études académiques, le thème du corps traverse la collection Atger et s’inscrit pleinement dans un lieu dédié à la médecine et à l’anatomie.
N°5 galerie et le lieu multiple montpellier proposent, en invitant 10 artistes contemporains dans cette exposition-parcours, de conjuguer découverte ou redécouverte de ce patrimoine exceptionnel et résonance avec la création plasticienne d’aujourd’hui sur le thème de l’anatomie.

Gisèle Bonin pratique le dessin d’anatomie quasiment au sens étymologique, en découpant un fragment de corps pour le transposer, lentement et en changeant d’échelle, sur le papier : de quoi se détacher suffisamment du réel pour une promenade mentale…
Gisèle Bonin est présentée à N°5 galerie et au musée Atger

Marie-Cécile Conilh de Beyssac, à travers l’utilisation de médiums variés, transcende les flux et reflux de sa propre existence : fragments d’empreintes de peaux sur latex, dessins d’endoscopie réalisés au fusain, dessins d’organes féminins sur objets du quotidien, évocation d’un passé rétrograde…
M.C. Conilh de Beyssac est présentée au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Clara Castagné, dans ses peintures des séries Anatomies, Les grands maux et Matrix, revisite en les détournant les planches anatomiques scolaires, nous invitant gaiement et crûment à sublimer (un instant ?) nos angoisses existentielles…
Clara Castagné est présentée au musée Atger, à N°5 galerie et au lieu multiple montpellier

Aurélie Denis, dans ses dessins à l’encre de chine ou au pastel gras de couleur, se représente elle-même, corps à l’oeuvre, empreint de désir, de mouvement, de projection mentale liée au geste…
Aurélie Denis est présentée au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Colin G., passionné des collections muséales d’anatomies, propose en clin d’oeil des sculptures de simili-organes recouvertes de chewing-gum, mâché par la machinerie humaine même et redevenant des objets organiques, à la fois étrangers et intimes…
Colin G est présenté au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Cécile Hug, avec ses moulages de parties du corps (oreilles, tétons,…) qu’elle présente en installations déclinées à l’envi, propose une cartographie de petits territoires de sensualité, à parcourir comme un blason (court poème de la Renaissance éloge de détail anatomique)…
Cécile Hug est présentée à N°5 galerie et au musée Atger

Stéphanie Lobry, après des études universitaires en biologie, sculpte aujourd’hui au crochet (seule ou de manière participative) des anatomies d’organes humains, aux dimensions parfois monumentales, comme pour mieux sublimer ce qui est en nous…
Stéphanie Lobry est présentée à N°5 galerie et au musée Atger

Dominique Nicolas, par l’entremise de ses scalpels aiguisés, propose des collages où d’anciennes planches anatomiques se retrouvent embarquées dans une dialectique facétieuse avec des volatiles de tout poil…
Dominique Nicolas est présenté au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Armelle de Sainte Marie, dans ses compositions peintes, dessinées ou gravées, propose des formes hybrides, interfaces entre le minéral et l’organique : évocations, rencontres ou métamorphoses de tissus, os et humeurs issues du corps…
Armelle de Sainte Marie est présentée au lieu multiple montpellier et au musée Atger

Nissrine Seffar centre son travail artistique sur les prélèvements d’empreintes des deux côtés de la Méditerranée, aux endroits où s’est fait l’histoire, souvent dans la douleur. Elle propose ici des moulages de viscères d’animaux, illustrant la sensation d’être pris aux tripes par la destinée des faibles de ce monde…
Nissrine Seffar est présentée à N°5 galerie et au musée Atger

Lieux et dates des expositions et évènements associés :

étape 1/ Musée Atger
du 7 mars au 13 avril 2018
lundi, mercredi et vendredi de 13h30 à 17h45
. Vernissage jeudi 8 mars à 18h
. Visite point de vue* mardi 20 mars à 12h
, avec Clara Castagné et Nissrine Seffar
. Atelier d’écriture** mercredi 21 mars à 17h30

étape 2/ N°5 Galerie
du 13 mars au 21 avril 2018
du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
. Vernissage jeudi 15 mars à 17h
. Visite point de vue* vendredi 16 mars à 17h avec Cécile Hug et Nissrine Seffar
. Atelier d’écriture** mercredi 28 mars à 17h30

étape 3/ le lieu multiple montpellier
du 22 mars au 7 avril 2018
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 22 mars à 18h
+ «le geste coupé», lecture d’Aurélie Denis
. Visite point de vue vendredi 23 mars à 17h avec Aurélie Denis et Dominique Nicolas
. Café art-philo samedi 31mars à 17 h : « le corps sujet, le corps objet »
proposé par Christophe Baudet, philosophe, et Myriam François, lectrice
. Atelier d’écriture mercredi 4 avril à 17h30
. Finissage samedi 7 avril à 15h30

voir un extrait de la lecture-performance d’Aurélie Denis

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Expo « Viscéral » – 16 novembre-2 décembre 2017 : Cendres Lavy, Alain Marciano, Julie Perin

Un an après l’exposition « Tenir à coeur », le lieu multiple montpellier réunit trois (autres) artistes qui nous tiennent (aussi) aux tripes, pour une confrontation d’univers où l’intimité s’expose sans retenue, viscéralement.

Plasticienne et philosophe, Cendres Lavy cultive dans ses travaux, protéiformes, une expression à la fois savante et primitive, intellectuelle et animale. La spontanéité du trait, le contenu débarrassé du politiquement correct mènent le jeu du dynamitage des « modèles » de société (morale, sexisme et identité), tels des coups de baguettes magiques de fées mutines et tapageuses… L’abrupt sous toutes les coutures, pour un regard frontal et intense.

Sensible à son environnement, Alain Marciano se compare à une éponge, qui absorberait les couleurs, les sons, les mots, l’énergie, la violence … Dessiner, gribouiller, est pour lui un acte viscéral, le produit d’une digestion. Ses dessins peuvent nous paraître simples et archaïques, un peu âpres, sans forme, mais derrière ce trait puéril, sa critique de la société actuelle surgit : « Quand je dessine, je retrouve la tranquillité, l’insouciance d’un enfant. C’est très agréable de ne penser à rien, de n’attendre rien, de ne rien espérer au-delà du dessin lui-même ».

Julie Perin est (également) artiste plasticienne, ce n’est pas une mince affaire. Etant elle-même sa matière première, elle collectionne, fétichise, met en scène, écrit, dessine, … sur son corps, ses mutations, ses sécrétions, ses rêves, ses actes ou ses pensées. Bouts de nous-même au quotidien, particules élémentaires de ce que nous sommes aussi, ses travaux en rouge, rose et noir s’offrent en cabinets de curiosités pour mieux voir en miroir nos intérieurs de vie.

Exposition du 16 novembre au 2 décembre 2017
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h

. Vernissage jeudi 16 novembre à 18h

. Café art-philo samedi 18 novembre à 17 h : « L’insouciance, une manière d’être ? »
proposé par Christophe Baudet, philosophe et Myriam François, lectrice.
Renseignements et inscriptions : Myriam François 06 76 64 00 64

. Finissage samedi 2 décembre dès 15h30

Exposition réalisée en partenariat avec N°5 Galerie

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Expo « LHGBTQWALC » – 7-23 septembre 2017 : Anne-Lise Coste

En collaboration avec notre partenaire N°5 Galerie, nous vous proposons une rentrée sous le signe du dessin contemporain, autour du salon drawing room 2017.

Le lieu multiple montpellier a le plaisir d’accueillir dans ses murs Anne-Lise Coste, revenue vivre dans la région après avoir travaillé et exposé notamment à Zürich, Berlin et New York.
Si Anne-Lise Coste « emmerde (toujours) tous les systèmes de contrôle », elle nous propose ici en prime une accroche très duchampienne, clin d’oeil au militantisme Queer. Titre à prendre, qui sait, comme l’envie d’éveiller/de réveiller en nous une énergie libératrice et d’étancher une soif d’hédonisme, en réaction aux méfaits dévastateurs des règles et pesanteurs régissant le fonctionnement du monde d’aujourd’hui.
Cet acte poétique radical que nous montre à voir l’artiste résonnera, peut-être, comme une invitation à casser les chaines qui nous entravent…

Zurich juin 2017, 21h47, dans un bel  appartement chaleureux, neuf et bien décoré. Ma belle-sœur (38ans) et son voisin (environ 40) dégustent du vin rouge au coin d’une table en bois. Je rentre d’un rendez-vous annulé, mon amie a dû s’occuper de son fils plus tard qu’elle ne l’espérait, pas de vodka tonic au cocktail bar. Elle était très désolée, j’ai tout fait pour la rassurer. J’en ai profité pour marcher sous la pluie sans parapluie, l’air était chaud, tropical c’est toujours bien.

Je me défais de mes chaussures trempées, je vais dire un rapide bonsoir car du coup je vais regarder la deuxième mi-temps de la finale de la ligue des champions Real Madrid – Juventus de Turin. Beau match, plein de buts. Je lis un peu avant de m’endormir. Pas plus. 
Le lendemain, N, ma belle-sœur me fait part du grand étonnement de R, son voisin, la veille face à mon « Je vais regarder le match ». 
Il lui a demandé – une fois que j’ai quitté la cuisine pour le canapé télé – « Vraiment, elle va regarder le match là, c’est sérieux elle aime le foot ? »

Oui.

Oui oui oui oui oui oui oui oui oui.

Oui, une femme peut aimer le foot

Oui.

Et Une femme peut aimer le sexe

Une femme peut aimer le bleu

Une femme peut aimer les poires

Une femme peut aimer la cuisine au feu bois

Une femme peut aimer le design

Une femme peut aimer la pizza aux trois fromages

Une femme peut aimer les êtres humains

Une femme peut aimer une femme

Une femme peut aimer le cul

Une femme peut aimer l’argent

Une femme peut aimer la liberté

Une femme peut aimer le sang

Une femme peut aimer la laideur

Une femme peut aimer le jambon

Une femme peut aimer les films noirs

Une femme peut aimer les éponges

Une femme peut aimer les voitures

Une femme peut aimer les chats

Une femme peut aimer boire à la bouteille

Une femme peut aimer les faits historiques

Une femme peut aimer planter des choux

Une femme peut aimer les autoroutes

Une femme peut aimer le jazz

Une femme peut aimer les algorithmes

Une femme peut aimer la drogue

Une femme peut aimer son ventre

Une femme peut aimer les tiroirs

Une femme peut aimer le gel

Une femme peut aimer les assiettes

Et aussi les hommes, les chevaux, les pierres précieuses, le sable, la mort, le vent, la voile, la géographie, la glace, la merde, la religion, le mariage, les moulins, les plantes grasses, les roses roses, les montres, les expositions de Lee Lozano, les fleuves, les CDs, le poivre, l’odeur du diesel, les déserts, les os, les bouts de bois , la terre.

ALC

Exposition du 7 au 23 septembre 2017
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 7 septembre à 18h
. Café art-philo samedi 9 septembre à 17h : « L’art : subversif ? »
proposé par Christophe Baudet, philosophe et Myriam François, lectrice.
. Finissage samedi 23 septembre dès 15h30

Dans le cadre de notre partenariat avec N°5 Galerie, Anne-Lise Coste participera également à l’exposition « Exercices de style #2 », avec Hélène Hampartzoumian et Roman Viguier, du 12 septembre au 28 octobre 2017 En savoir plus

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Expo « Variables moments » – 12-28 janvier 2017 : Julien Bouissou, Joël Renard

Par cette invitation faite à Julien Bouissou et Joël Renard, le lieu multiple montpellier propose deux interprétations du travail de la forme dans la création artistique contemporaine, questionnant qui plus est les dimensions du geste et de la combinatoire des éléments…

La démarche plastique de Julien Bouissou emprunte la voie de différents supports et médiums (peinture, sculpture, photographie, installation, performance) dont chacun éclaire singulièrement sa recherche. Ici, il poursuit son travail  formel du geste (évoquant la calligraphie comme un manifeste de l’action de tracer) et du rapport matière/couleur/lumière. Issues de procédés techniques complexes de transferts entre supports-matériaux (plâtre, céramique) et pigments (acrylique, peinture en bombe,…), les oeuvres proposées en séries expriment pourtant merveilleusement la quête de sobriété. En écho, des photographies sont présentées, sur la base du corps comme sujet et support d’expérimentation d’effets de lumière.

Joël Renard aime à considérer des éléments empruntés au champ du dessin, de la sculpture traditionnelle ou à l’environnement quotidien (bois, béton, tissus, oranges séchées,…) comme source à construire des dialogues sans histoire, des paroles muettes. Loin d’être pensés comme des formes arrêtées mais plutôt comme des gestes inscrits temporairement, ses arrangements se caractérisent par leur nature à la fois fragile et humble, se jouant d’une probable faillite de la modernité. L’architectonique des formes devient construction cinétique de pacotille, au service de la dérision…

Exposition du 12 au 28 janvier 2017
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 12 janvier à 18h
. Finissage samedi 28 janvier dès 15h30
avec performance de Julien Bouissou à 17h

Puis sur RV jusqu’au 4 février 2017

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voir la vidéo de la performance de Julien Bouissou