Expo-installation “L’oreille au sol” – 18-28 novembre 2026 : Félix Blume

Évènement exceptionnel : le lieu multiple montpellier a le plaisir de présenter, pour la première fois à Montpellier, une exposition-installation sonore, visuelle et immersive de l’artiste Félix Blume, dont le travail présenté dans de nombreux lieux et festivals en France et à l’étranger, a notamment été récompensé par le prix Pierre Schaeffer en 2015 et le prix du paysage sonore en 2018.
Félix Blume explore les relations entre les êtres vivants, leurs environnements et les manières de les écouter. À travers la prise de son, la création radiophonique et l’installation, il porte une attention particulière aux présences discrètes ou difficiles à percevoir en développant des dispositifs qui invitent à écouter autrement notre environnement.
L’oreille au sol est issue d’une rencontre et d’un travail croisé avec l’équipe Écologie des Sols Anthropisés (ESA) du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE) de l’Université de Montpellier Paul-Valéry*, qui étudie les communautés d’insectes associées à l’élevage du bétail en pâturage, la construction de galeries sous les déjections animales ainsi que les impacts de l’usage de substances biocides sur la vie du sol. En parallèle de la recherche scientifique menée par Corentin Larquier sous la direction de Pierre Jay-Robert, l’artiste a réalisé une série de prises de son au plus près de cette vie souterraine. Ces enregistrements révèlent l’intimité d’un univers sonore encore largement méconnu et donnent à entendre une biodiversité qui échappe habituellement à nos sens.
L’installation nous invite à une immersion sensorielle dans la vie qui se déploie sous nos pieds, en proposant d’écouter le vivant à l’intérieur de la terre et de découvrir un monde habituellement invisible et inaudible à l’oreille humaine.
Loin du silence apparent, tout un écosystème abrite de petits êtres qui se déplacent, creusent, se nourrissent et communiquent. Une installation sonore multicanale révèle cette activité souterraine et nous plonge au cœur de ces présences discrètes qui participent au fonctionnement et à l’équilibre des sols…

* L’équipe Écologie des Sols Anthropisés (ESA) du CEFE étudie depuis de nombreuses années les communautés d’insectes associées aux activités d’élevage, et notamment les insectes coprophages qui participent à la décomposition et à l’enfouissement des déjections animales. Ses recherches s’intéressent au fonctionnement des sols et aux interactions entre pratiques d’élevage, biodiversité et écosystèmes. Elles sont menées en étroite relation avec les acteurs de la filière, dans une démarche de co-construction des savoirs et de recherche participative.
Le projet « L’oreille au sol » vient notamment enrichir deux programmes actuellement conduits par l’équipe : CoCoSy et ColCopEA (mené en partenariat avec l’enseignement agricole).

Vernissage le mercredi 18 novembre 2026 de 17h à 20h

Exposition du 18 au 28 novembre 2026 du mercredi au samedi de 14h à 18h et sur RV (accueil des groupes scolaires possible dès le lundi 16, sur réservation obligatoire : lelieumultiplemtp@gmail.com)

Le projet « L’oreille au sol » est lauréat de l’appel à projet « Soutien à la recherche et à la création » MIRANDA de l’Université de Montpellier Paul Valéry.

Salon du dessin contemporain «Drawing draw#10» – 3 – 26 septembre 2026 : Régina Blaim, Matthieu de Malte, Anouck Manzoni

Le lieu multiple montpellier propose pour la rentrée la dixième édition du salon du dessin contemporain Drawing draw, qui invite des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. Cette année, (re)découvrons les travaux de Régina Blaim, Matthieu de Malte et Anouck Manzoni.
Régina Blaim base son travail sur le côtoiement du burlesque, de l’absurde et du dramatique… autour d’une esthétique joyeuse et légère. À partir de ses réflexions sur l’absurdité de la guerre et le sens de nos existences, elle propose ici une représentation panoramique de gravures, assemblées approximativement (tel un téléscopage cinématographique) : la marche militaire semble en fin de course… L’oxymore du soldat vulnérable est sublimé par la présence de papillons, symboles de légèreté … et d’éphémère.
Le travail de Matthieu de Malte explore les relations entre culture, société et consommation, et interroge les mécanismes de construction des représentations contemporaines. Survêtements, personnages de dragon ball Z, tee-shirts à l’effigie de Cézanne ou Claude Viallat… : sa pratique fusionne les langages visuels du monde marchand, l’iconographie de l’histoire de l’art et les codes de la culture populaire. Portraits minimalistes à la facture colorée et directe alternent avec des compositions denses, peuplées de symboles ou de motifs.
À base d’encres et de pigments sur papier Arches, les dessins d’Anouck Manzoni évoquent la « surréalité » d’André Breton. Les forces conjointes de l’eau et des matières opèrent et engendrent des formes qui invitent le spectateur à l’introspection (tel un test de Rorschach). Évoquant (au choix) la cosmogonie, le tellurique, l’organique, le chamanique, la propagation des systèmes rhizomiques, telle une pulsion primordiale, symbolise l’harmonie du monde, de l’humain et des esprits…

Vernissage le jeudi 3 septembre 2026 à partir de 17h
Exposition du 4 au 26 septembre 2026 les vendredis et samedis de 14h à 18h* et sur RV

(*vendredi 18 septembre, ouverture exceptionnellement à 15h)

En écho à l’exposition, des sessions de poses de modèles vivants sont proposées, sur inscription (obligatoire), les vendredis 4, 11, 18 et 25 septembre de 18h à 20 h (1 modèle par session). Participation : 12 euros la séance, 40 euros les quatre. 7 participants minimum, 16 maximum. Venez avec votre matériel (papier, dessin, peinture,…), nous mettons à disposition tables et chaises…

« Madragues » – 19-30 mai 2026 : JUDIBALVAL et Lorène Roustin

Madrague, subst. fém.
PÊCHE. [En Méditerranée] Piège fixe pour capturer les bancs de poissons. Aussi désigné comme le « lieu, endroit où l’on frappe ».

Madragues nous invite à nous perdre dans les éléments, l’eau, le vent et l’humus, pour mieux nous ressaisir à travers une réflexion sur le vivant, tel un soufflet qui ranime, provoque et inspire. Prenant pour point d’ancrage les axes de la résurgence et de la résilience, avec l’envie de plonger notre regard dans la matérialité des choses comme des pieds dans une flaque, quitte à éclabousser, salir et troubler. L’esprit frappeur se retrouve parfois dans de « tous petits riens »

Les deux artistes ont chacune développé leurs pratiques avant de se rencontrer au BBB centre d’art (Toulouse).
JUDIBALVAL, issue du cinéma documentaire, questionne la société actuelle, en explorant ses failles, le déracinement, les espoirs de réparation.
Lorène Roustin, diplômée de l’École Supérieure d’Art et Design de Tarbes, explore des territoires, les sonde, les observe et développe des approches de mise en relation entre les humains et les non-humains.

Une quinzaine d’œuvres existantes et rassemblées s’articulent autour de plusieurs axes transversaux : apparition / réparation, testimonial/mémorial, transformation / transmission.

Certaines pièces s’inspirent des travaux scientifiques de Claude Grison et de son laboratoire CNRS ChimEco sur les plantes invasives et les écosystèmes aquatiques.

Cette porosité art & Science est mise à l’œuvre à travers cette résidence qui s’inscrit dans le projet « GLOBAL MADRAGUES » lauréat de l’appel à projet « Soutien à la recherche et à la création » MIRANDA de l’Université Paul Valéry de Montpellier. En partenariat notamment avec le FRAC Occitanie et le réseau Air de Midi.

Résidence artistique au lieu multiple montpellier du 18 au 30 mai 2026
. Lancement et performance participative mardi 19 mai de 18 à 21 h

La performance participative 𝘒𝘐𝘚𝘚𝘖𝘜𝘚 invite le public à formuler des vœux intimes pour le monde, laissant apparaître leurs traces sur du linge à travers des empreintes de rouge à lèvres.
En vis à vis, les pièces 𝘚𝘌 𝘉𝘈𝘐𝘎𝘕𝘌𝘙 𝘋𝘈𝘕𝘚 𝘓𝘌𝘚 𝘚𝘖𝘕𝘎𝘌𝘚 et 𝘐𝘕𝘚𝘐𝘎𝘕𝘐𝘍𝘐𝘈𝘕𝘛𝘚 de Lorène Roustin convoquent la présence d’éléments végétaux, infimes, abîmés, en cours de soin à travers une sculpture et une vidéo.


. Exposition sortie de résidence vendredi 29 mai de 18 à 21 h


. Atelier de pratique ouvert à tous sur réservation* samedi 30 mai de 15h à 17h

Dans cet atelier créatif où collecte et art se rencontrent. Partez à la recherche d’éléments naturels – feuilles, écorces, fleurs – pour capturer leurs textures en les imprimant dans l’argile. Une fois les empreintes réalisées, transformez-les en tirages en plâtre, créant ainsi des œuvres en relief qui immortalisent les détails de la flore d’un lieu.
* auprès de judibalval@gmail.com

Voir le site du projet « Madragues » dédié à la résidence au lieu multiple

Voir les autres évènements du projet « Global Madragues » sur l’agenda en ligne

Expo-installation/performance sortie de résidence : « Dans l’oeil de Tiresias, Fragments » – 29-30 avril 2026 : Silvia Cîrcu et Alicia Zaton

Pendant leur résidence au lieu multiple montpellierSilvia Cîrcu (chorégraphe et chercheuse) et Alicia Zaton (artiste plasticienne et scénographe) ont prolongé la recherche initiée avec la performance Blueprints of Flames autour des désastres écologiques et des nouvelles humanités en devenir.
À la manière du devin aveugle Tirésias, qui voit autrement, ce projet explore des formes de perception sensibles et incarnées, là où le corps accepte d’être traversé, affecté et transformé.

À travers la création de costumes et de formes scénographiques envisagées comme des extensions du corps (peaux, écorces, coquilles, mues, enveloppes),  les matériaux organiques (paille, cire, argile…) et les formes sculpturales évoquent des corps en mutation, pris dans un monde aux équilibres fragilisés…
À la lisière de la performance, de l’installation et du rituel, « Dans l’œil de Tirésias. Fragments » propose un temps de suspension : un espace pour écouter ce que les peaux, les sols et les enveloppes ont encore à nous apprendre.

Sortie de résidence
mercredi 29 avril et jeudi 30 avril 2026
de 16h à 18h : expo-installation (interactive)
19h : performance
(voir un extrait vidéo)


	

Expo « Gloria mundi » : Thibault Franc, Matthieu Malvoisin, Thilleli Rahmoun – 12 mars-4 avril 2026

Le lieu multiple montpellier invite pour son exposition de printemps trois artistes dont les travaux, riches d’une palette chromatique généreuse, résonnent par un grand sens de la composition … et portent un regard décalé sur le monde tangible qui nous entoure.

Avec ironie face aux problèmes planétaires d’aujourd’hui, Thibault Franc fait surgir les étincelles du fantasque et du trivial accouplés, du populaire et du savant. Empruntant aux registres de l’histoire de l’art comme à ceux de l’ésotérisme ou de la science-fiction, il nous restitue une culture ensauvagée, à la fois plus drôle et plus inquiétante. Entre sophistication et proximité de la nature, ces (re)compositions riches en couleurs jouent toujours sur (au moins) deux tableaux, pour donner un sens nouveau aux amalgames.

Le travail artistique de Matthieu Malvoisin rejoint ses préoccupations à l’ère de l’anthropocène et de ses dérives. Environnement, politique, questionnements existentiels et philosophiques : autant de sujets qui parcourent et infusent ses œuvres, pourtant remplies d’une énergie pop et colorée. Véritable expression d’un syncrétisme allant de l’art rupestre au graff, son langage pictographique allie traits, signes et figures dans des compositions finement ciselées pour retranscrire l’émotion juste…

Thilleli Rahmoun est une artiste libre, sans frontières. Ses dessins-collages aux techniques mixtes et aux formats parfois XXL incarnent une beauté surréaliste, sensuelle et incongrue. Les situations représentées, composées d’objets (souvent liés à la force et au contrôle sociétal), d’éléments de paysage urbain, d’animaux et de végétaux, subliment et dénoncent à la fois notre monde actuel. Avec « tous ces trucs qui font que c’est difficile de se poser », l’existence est fragile, mais au diable la peur de tomber…

Vernissage le jeudi 12 mars 2026
à partir de 17h

Exposition du 13 mars au 4 avril 2025
les vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV

Performance déambulante : « Entre chien et loup » – 18 et 19 décembre 2025 : Em’ma Pinoteau

En 2023 un loup, GW1909m, est aperçu dans les bois au Nord de Barcelone, après avoir parcouru plus de 1200 km depuis la France.
Au même moment Em’ma Pinoteau arrive en résidence à Can Serrat (El Bruc), pour enquêter sur le conte mexicain de la Loba*. Elle décide alors d’écrire une histoire qui mêlera le parcours de GW1909m à celui d’un.e enfant nommé.e Luka, en fuite dans les bois.
Ce travail d’écriture se poursuit au lieu multiple montpellier qui accueille l’artiste en résidence jusqu’au 17 janvier 2025.
Entre récit d’un fait-divers et fiction, « Entre chien et loup » est une tentative de questionnement sur nos déracinements. Un temps donné pour réfléchir ensemble à nos errances et rencontres.

Le projet est présenté sous la forme d’un fanzine et d’une performance, qui permettent de transmettre et présenter cet imaginaire. Basant ses performances sur la réception d’une œuvre et de ses variantes (oralisées, rédigées, recopiées et ses intermédiaires), Em’ma Pinoteau propose d’acter son récit en collaboration avec les personnes qu’elle rencontre et qui voudront bien s’y associer…

1/ Activation déambulante les 18 et 19 décembre 2025 à 17h,
avec Bonnie Besson, Galliane Didier, Lisanne Goodhue, Judith Hassine, Estée Krikorian, Em’ma Pinoteau, Florine Pracht, Manon Rico.
. Accueil du public par deux guides/narrateurices 
. Balade, en deux parcours distincts (deux groupes, accompagnés d’un.e des guides)
. Rassemblement du public dans un lieu final, dégustation de glaces et échanges

2/ Rencontre autour de l’accrochage des costumes et masques et du processus créatif post performance déambulante
du 12 au 15 janvier de 10h à 22h

* La loba relate la façon dont une femme redonne vie à un loup en rassemblant les os de son propre squelette. En ouvrant un dialogue à partir de deux figures marginalisées, le loup et la sorcière, l’artiste en appelle au principe de solidarité depuis la mémoire d’un passé qui nous est commun.

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Avec les soutiens de Generalitat de Catalunya, Can Serrat, Jiser, Föhn, Région Occitanie, Ville de Montpellier
Crédits photos : Véronica Lopez, Mobina Nouri
Crédits textes : Jocelyn Moisson
Remerciements : Nuria Ribas Costa, Rafael Duarte Uriza, Rafael Fernandez, Ayala Meidan, Andréa Jerez, Marina Gurman, Karen Byk, Paula Dutto, Carolina Alvarez, Valerie Mitteaux, Edo Garcia, Ana Párraga, Sophie Blais, Sarah Goodchild Robb, Georgina Tixador, David Molina Gadea, Judit Luna, Asli Seven, Claire Luna, Taiki Sudo, Cian Dessal, Manuela Alarcón López, Martina Cruz, Ula Moroz, Beatriz Machado, Hernán Lewkovic, Katrina Ralbag, Tur Paesani, Mar Vilchez Aruani, Tamara Grosso, Jean-Luc Pinoteau, 
Ainsi qu’à toutes les personnes qui ont permis de près ou de loin la réalisation et l’épanouissement de ce projet. 

Performance sortie de résidence : « Bouche, bave, main » – 14 novembre 2025 : Clarissa Baumann

Le langage touche la langue et la langue se déroule de la bouche tel un fil qui se prend entre les mains dans la chaleur de la salive. L’enchevêtré chaud-humide-langue se confond aux lignes des mains, aux lignes de l’espace, se déroule, s’étale, se dépose par terre. Les mains cartographes, en manque (ou en guise) de mots avancent dans l’espace, dessinent, esquissent des gestes dans l’air en suivant les contours de ce qui n’est pas ou plus ou pas encore…

Suite à sa résidence au lieu multiple montpellier, Clarissa Baumann proposera une version originale de « Bouche, bave, main », projet chorégraphique pour un solo ouvert à différentes formes …
À partir d’un dialogue imaginé avec l’artiste Lygia Clark et sa performance La Bave Anthropophage (1973), la langue – à la fois muscle, salive, son et langage – se transforme et se déploie dans l’espace d’une installation pour devenir corps, paysage, texte. 

Performance le vendredi 14 novembre 2025 à 18h30,
dans le cadre du colloque international pluridisciplinaire « La poïétique aujourd’hui » proposé par l’Université Paul Valéry Montpellier-laboratoire RIRRA21 (Représenter inventer la réalité, du romantisme au XXIe siècle)

Voir la vidéo extraits de la performance

Clarissa Baumann (Brésil, 1988) est artiste plasticienne et chorégraphe. Sa pratique se déploie sur multiples formes – livres, installations, performances ou encore vidéos. Initialement formée à l’École de Dessin Industriel de Rio de Janeiro et aux Beaux-Arts de Paris, elle côtoie la danse et le cirque avant d’intégrer le master exerce à Montpellier. À l’affût des gestes imperceptibles du quotidien, elle instruit un dialogue intime entre corps, mémoire, image et architecture. Des références personnelles et affectives s’entrelacent aux faits de l’histoire, des espaces se rencontrent, une cartographie s’invente. Elle est co-fondatrice du collectif et laboratoire chorégraphique cohue.
Son travail a reçu le prix de l’École des Beaux-arts de Paris (2015 et 2016) et le prix Adagp révélation Arts Plastiques (2016). Ses œuvres et performances ont été présentées en France et à l’étranger : CRAC Occitanie (Sète, France) ; IAC (Villeurbanne, France) ; Festival Plastique Danse Flore (Versailles, France) ; ART FEM II (Macau, Chine) ; Kunstwerk Carlshütte (Büdelsdorf, Allemagne) ; Palais de Tokyo (Paris, France) ; Forum Hermès (Tokyo, Japon) ; Art On Paper, BOZAR (Bruxelles, Belgique) ; 61e Salon de Montrouge (Montrouge, France) ; Palais des Beaux-Arts (Paris, France).

Mentions / distribution :
Conception et interprétation : Clarissa Baumann | Collaboration artistique et création sonore : Olavo Vianna | Collaboration artistique et regard extérieur : Mariana Viana | Production : cohue – Production déléguée : Hors Champ | Coproduction : Centre chorégraphique national de Caen en Normandie – direction Alban Richard, dans le cadre du dispositif Accueil-studio-ministère de la Culture / Ville de Montpellier – dispositif “Impulsions” Avec le soutien de : la Direction régionale des affaires culturelles Occitanie – aide à la création chorégraphique | Accueil en résidence : Kunstencentrum BUDA Courtrai / Honolulu Nantes / Théâtre de La Vignette| Support : Clarissa Baumann a été accueillie en résidence au centre d’art 3bisF, dans le cadre du dispositif artiste en recherche d’août 2023 à février 2024. | Remerciements : Ametonyo Silva, Philipp Enders, Daniel Lühmann, Sônia Bazantay, Mareu Machado, Marion Storm, cohue, Linda Sanchez, Roberto Dagô.

Salon du dessin contemporain «Drawing draw#9» – 4 septembre – 4 octobre 2025 : Tamina Beausoleil, Maria Clark et Mona Laure Millet

Le lieu multiple montpellier et la N5 Galerie font leur rentrée à l’unisson avec la neuvième édition du salon du dessin contemporain Drawing draw, qui propose des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. Cette année nous vous proposons de découvrir les travaux de Tamina Beausoleil, Joëlle Bondil, Maria Clark, Bruno Mercet, Mona Laure Millet et Vincent Puren.


Ouverture le jeudi 4 septembre 2025 dès 17h au lieu multiple montpellier
Ouverture le vendredi 5 septembre 2025 dès 17h à la N5 Galerie
Expositions du 5 septembre au 4 octobre 2025

Au lieu multiple montpellier, découvrons le travail de Tamina Beausoleil, Maria Clark et Mona Laure Millet.

Inspirée par les planches anatomiques de chevaux de Carlo Ruini (médecin et juriste italien du XVIe siècle), Tamina Beausoleil développe un travail de représentation de chimères mi-humaines-mi animales, dégagées de la hiérarchisation du vivant. Le jeu formel des lignes et des couleurs peut être également relevé par des collages pour donner un effet de scalpel. Souvent traitées comme des dessins scientifiques avec légendes, ses œuvres témoignent aussi du jeu de l’artiste à scruter et disséquer les failles animales de ses contemporains, notamment par le lien entre animaux représentés et métaphores du langage courant pour juger, rabaisser, injurier (requin, blaireau, hyène, crapaud, chien.ne, grue, vipère, …).

Les dessins de Maria Clark représentent l’organique, l’envers de la peau, l’intimité. Admiratrice de l’œuvre de Fred Deux, l’artiste développe son propre univers avec une palette de couleurs autour du gris, de la chair et du rouge sang, sur des papiers également choisis pour participer pleinement au résultat. Corps hybridés, métamorphoses, disproportions, fluides organiques, limites incertaines, recouvrements et transparences, animalité, … Les compositions obtenues après un travail sur le vide et le plein, le visible et l’invisible, semblent suspendues, en lévitation, traduisant la relation (hyper)sensible et sensuelle de l’artiste au vivant, à l’altérité, à l’environnement.

Mona Laure Millet nourrit dans son travail le processus de fragilité. En utilisant selon les séries différents pigments, encres soufflées ou au trait, bulles de savon, film plastique ultrafin, plans d’architecture navale sur calques, l’artiste multiplie avec minutie et délicatesse les recherches « inter-matière ». Qu’il soit réaliste, organisé en méandres (courbes topographiques) ou hasardeux en lien avec le souffle vital, le dessin obtenu cultive le paradoxe de fixer l’éphémère, le ténu. En liant le geste et la respiration, deux mécanismes fondamentaux mis ici au même plan, Mona Laure Millet crée un espace à la fois aléatoire et décisif pour proposer un imaginaire riche et puissant.

Et à la N5 Galerie vous pourrez découvrir le travail de Joëlle Bondil, Bruno Mercet et Vincent Puren

Salon du dessin contemporain DRAWING DRAW #9
Tamina Beausoleil, Joëlle Bondil, Maria Clark, Bruno Mercet, Mona Laure Millet et Vincent Puren

– Au lieu multiple montpellier :
Vernissage le jeudi 4 septembre dès 17h en présence des artistes
Exposition du 5 septembre au 4 octobre 2025 les vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV
– À la N5 Galerie :
Vernissage le vendredi 5 septembre dès 17h en présence des artistes
Exposition du 6 septembre au 4 octobre 2025 du mercredi au samedi, de 10h à 13h et de 14h à 18h30

Partenaire du salon, la Maison pour tous Frédéric Chopin proposera en ses murs une exposition d’œuvres de chacun des six artistes, ainsi qu’un workshop participatif avec l’artiste invitée Thilleli Rahmoun le 17 octobre

Expo pop-up sortie de résidence : « Mirages » – 12-13 juin 2025 : Florie Adda

Suivre les lignes, prendre la trame pour un voyage aux paysages fragmentés. Crayons aiguisés position baissée sur la feuille de kraft. Le geste répétitif la tête à moitié en état d’ébriété à force, les couleurs qui se chevauchent comme des rêves ni vraiment commencés ni terminés. Avec du recul ça prend sens un peu, les plans se superposent en une réalité, en tout cas des formes tracées, montagnes, collines, rochers. Il en résulte une série colorée sur fond marron abîmé…

Exposition pop-up sortie de résidence
jeudi 12 juin
de 17h à 20h
et vendredi 13 juin 2025
de 15h à 18h30 en présence de l’artiste

Installation et rencontre sortie de résidence : « Chantent les huitres ! » – 14 mai 2025 : Emilien de Bortoli, Julie Dulat, Marie Lusson, Juliette Mariel

Clapot de l’eau, entrechoquements métalliques, cris d’oiseaux marins, moteurs de bateaux, crépitement des dentelles de coquilles d’huître, grincement de la calibreuse, bruit sourd du couteau à détroquer, brouhaha continu de la pompe à l’intérieur d’un mas ostréicole …
Chantent les huîtres ! est un projet de recherche-création sur les sons du travail ostréicole dans trois mas de la lagune de Thau. Il est le fruit de questionnements scientifiques sur l’influence de l’ouïe dans l’expérience que les ostréiculteur.rices ont de leur métier (travail de thèse de Julie Dulat) et d’une collaboration avec des artistes pour amener la pratique artistique dans l’enquête ethnographique et la création dans le partage de la connaissance scientifique.
Ce projet a pu voir le jour grâce au financement d’un appel à projet MIRANDA de l’Université Paul Valéry de Montpellier et se réalise en relation étroite avec les chercheur.e.s de l’UMR SENS.
La résidence croisée artistes-scientifiques (Emilien De Bortoli, musicien et cinéaste ; Julie Dulat, doctorante en anthropologie ; Marie Lusson, docteure en socio-anthropologue et cinéaste ; Juliette Mariel, docteure en agroécologie et ethnoécologie et plasticienne) a permis notamment la fabrication par Juliette Mariel de deux dispositifs d’écoute pour quatre pièces sonores. Ces dernières sont réalisées à partir de sons enregistrés dans les trois mas d’étude et au fil des saisons du travail ostréicole.
Une des pièces est une composition réalisée par Marie Lusson et Emilien de Bortoli. Elle mêle des ambiances sonores avec des sons plus rythmiques et percussifs, révélateurs de la musicalité des gestes et du milieu dans lesquels ils s’inscrivent. L’écoute de cette composition est pensée de manière immersive, conduisant à concevoir une huître géante, suspendue, imaginée comme un casque dans laquelle le public viendrait y insérer la tête pour écouter.
Les trois autres pièces sonores sont le résultat d’un travail de montage articulant des paroles d’ostréiculteur. rices avec des sons de travail enregistrés dans leur mas. Ces pièces interrogent en particulier ce que le son fait aux gestes ostréicoles, et inversement, ce que le métier produit comme ambiances sonores. Les prises de sons dans chacun des trois mas amènent à réfléchir à la dimension affective des relations entre les ostréiculteurs.rices, leurs espaces de travail, leurs outils et les huîtres. Ainsi, l’écoute de ces pièces sonores est associée à des moulages de mains figées dans un geste ostréicole et fabriquées à partir de différentes matières rappelant celles que les mains touchent au quotidien dans le métier.

Ces installations sonores seront ensuite exposées au Carré d’Art Louis Jeanjean dans le chai du Château de Girard dans la cadre de la Biennale Le temps de l’étang organisée par la ville de Mèze, du 24 mai au 15 juin 2025.

Rencontre sur RV au 06 64 13 17 14 les 5 et 6 mai

Présentation de l’installation et rencontre sortie de résidence avec l’équipe du projet : mercredi 14 mai 2025 de 17h à 20 h