« Madragues » – 19-30 mai 2026 : JUDIBALVAL et Lorène Roustin

Madrague, subst. fém.
PÊCHE. [En Méditerranée] Piège fixe pour capturer les bancs de poissons. Aussi désigné comme le « lieu, endroit où l’on frappe ».

Madragues nous invite à nous perdre dans les éléments, l’eau, le vent et l’humus, pour mieux nous ressaisir à travers une réflexion sur le vivant, tel un soufflet qui ranime, provoque et inspire. Prenant pour point d’ancrage les axes de la résurgence et de la résilience, avec l’envie de plonger notre regard dans la matérialité des choses comme des pieds dans une flaque, quitte à éclabousser, salir et troubler. L’esprit frappeur se retrouve parfois dans de « tous petits riens »

Les deux artistes ont chacune développé leurs pratiques avant de se rencontrer au BBB centre d’art (Toulouse).
JUDIBALVAL, issue du cinéma documentaire, questionne la société actuelle, en explorant ses failles, le déracinement, les espoirs de réparation.
Lorène Roustin, diplômée de l’École Supérieure d’Art et Design de Tarbes, explore des territoires, les sonde, les observe et développe des approches de mise en relation entre les humains et les non-humains.

Une quinzaine d’œuvres existantes et rassemblées s’articulent autour de plusieurs axes transversaux : apparition / réparation, testimonial/mémorial, transformation / transmission.

Certaines pièces s’inspirent des travaux scientifiques de Claude Grison et de son laboratoire CNRS ChimEco sur les plantes invasives et les écosystèmes aquatiques.

Cette porosité art & Science est mise à l’œuvre à travers cette résidence qui s’inscrit dans le projet « GLOBAL MADRAGUES » lauréat de l’appel à projet « Soutien à la recherche et à la création » MIRANDA de l’Université Paul Valéry de Montpellier. En partenariat notamment avec le FRAC Occitanie et le réseau Air de Midi.

Résidence artistique au lieu multiple montpellier du 18 au 30 mai 2026
. Lancement et performance publique mardi 19 mai de 18 à 21 h
. Expo-installation sortie de résidence vendredi 29 mai de 18 à 21 h
. Atelier de pratique* ouvert à tous sur réservation** samedi 30 mai de 15h à 17h

* Dans cet atelier créatif où collecte et art se rencontrent. Partez à la recherche d’éléments naturels – feuilles, écorces, fleurs – pour capturer leurs textures en les imprimant dans l’argile. Une fois les empreintes réalisées, transformez-les en tirages en plâtre, créant ainsi des œuvres en relief qui immortalisent les détails de la flore d’un lieu.
** auprès de judibalval@gmail.com

Voir les autres évènements du projet « Global Madragues » sur l’agenda en ligne

Expo-installation/performance sortie de résidence : « Dans l’oeil de Tiresias, Fragments » – 29-30 avril 2026 : Silvia Cîrcu et Alicia Zaton

Pendant leur résidence au lieu multiple montpellierSilvia Cîrcu (chorégraphe et chercheuse) et Alicia Zaton (artiste plasticienne et scénographe) ont prolongé la recherche initiée avec la performance Blueprints of Flames autour des désastres écologiques et des nouvelles humanités en devenir.
À la manière du devin aveugle Tirésias, qui voit autrement, ce projet explore des formes de perception sensibles et incarnées, là où le corps accepte d’être traversé, affecté et transformé.

À travers la création de costumes et de formes scénographiques envisagées comme des extensions du corps (peaux, écorces, coquilles, mues, enveloppes),  les matériaux organiques (paille, cire, argile…) et les formes sculpturales évoquent des corps en mutation, pris dans un monde aux équilibres fragilisés…
À la lisière de la performance, de l’installation et du rituel, « Dans l’œil de Tirésias. Fragments » propose un temps de suspension : un espace pour écouter ce que les peaux, les sols et les enveloppes ont encore à nous apprendre.

Sortie de résidence
mercredi 29 avril et jeudi 30 avril 2026
de 16h à 18h : expo-installation (interactive)
19h : performance des artistes


	

Performance déambulante : « Entre chien et loup » – 18 et 19 décembre 2025 : Em’ma Pinoteau

En 2023 un loup, GW1909m, est aperçu dans les bois au Nord de Barcelone, après avoir parcouru plus de 1200 km depuis la France.
Au même moment Em’ma Pinoteau arrive en résidence à Can Serrat (El Bruc), pour enquêter sur le conte mexicain de la Loba*. Elle décide alors d’écrire une histoire qui mêlera le parcours de GW1909m à celui d’un.e enfant nommé.e Luka, en fuite dans les bois.
Ce travail d’écriture se poursuit au lieu multiple montpellier qui accueille l’artiste en résidence jusqu’au 17 janvier 2025.
Entre récit d’un fait-divers et fiction, « Entre chien et loup » est une tentative de questionnement sur nos déracinements. Un temps donné pour réfléchir ensemble à nos errances et rencontres.

Le projet est présenté sous la forme d’un fanzine et d’une performance, qui permettent de transmettre et présenter cet imaginaire. Basant ses performances sur la réception d’une œuvre et de ses variantes (oralisées, rédigées, recopiées et ses intermédiaires), Em’ma Pinoteau propose d’acter son récit en collaboration avec les personnes qu’elle rencontre et qui voudront bien s’y associer…

1/ Activation déambulante les 18 et 19 décembre 2025 à 17h,
avec Bonnie Besson, Galliane Didier, Lisanne Goodhue, Judith Hassine, Estée Krikorian, Em’ma Pinoteau, Florine Pracht, Manon Rico.
. Accueil du public par deux guides/narrateurices 
. Balade, en deux parcours distincts (deux groupes, accompagnés d’un.e des guides)
. Rassemblement du public dans un lieu final, dégustation de glaces et échanges

2/ Rencontre autour de l’accrochage des costumes et masques et du processus créatif post performance déambulante
du 12 au 15 janvier de 10h à 22h

* La loba relate la façon dont une femme redonne vie à un loup en rassemblant les os de son propre squelette. En ouvrant un dialogue à partir de deux figures marginalisées, le loup et la sorcière, l’artiste en appelle au principe de solidarité depuis la mémoire d’un passé qui nous est commun.

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Avec les soutiens de Generalitat de Catalunya, Can Serrat, Jiser, Föhn, Région Occitanie, Ville de Montpellier
Crédits photos : Véronica Lopez, Mobina Nouri
Crédits textes : Jocelyn Moisson
Remerciements : Nuria Ribas Costa, Rafael Duarte Uriza, Rafael Fernandez, Ayala Meidan, Andréa Jerez, Marina Gurman, Karen Byk, Paula Dutto, Carolina Alvarez, Valerie Mitteaux, Edo Garcia, Ana Párraga, Sophie Blais, Sarah Goodchild Robb, Georgina Tixador, David Molina Gadea, Judit Luna, Asli Seven, Claire Luna, Taiki Sudo, Cian Dessal, Manuela Alarcón López, Martina Cruz, Ula Moroz, Beatriz Machado, Hernán Lewkovic, Katrina Ralbag, Tur Paesani, Mar Vilchez Aruani, Tamara Grosso, Jean-Luc Pinoteau, 
Ainsi qu’à toutes les personnes qui ont permis de près ou de loin la réalisation et l’épanouissement de ce projet. 

Performance sortie de résidence : « Bouche, bave, main » – 14 novembre 2025 : Clarissa Baumann

Le langage touche la langue et la langue se déroule de la bouche tel un fil qui se prend entre les mains dans la chaleur de la salive. L’enchevêtré chaud-humide-langue se confond aux lignes des mains, aux lignes de l’espace, se déroule, s’étale, se dépose par terre. Les mains cartographes, en manque (ou en guise) de mots avancent dans l’espace, dessinent, esquissent des gestes dans l’air en suivant les contours de ce qui n’est pas ou plus ou pas encore…

Suite à sa résidence au lieu multiple montpellier, Clarissa Baumann proposera une version originale de « Bouche, bave, main », projet chorégraphique pour un solo ouvert à différentes formes …
À partir d’un dialogue imaginé avec l’artiste Lygia Clark et sa performance La Bave Anthropophage (1973), la langue – à la fois muscle, salive, son et langage – se transforme et se déploie dans l’espace d’une installation pour devenir corps, paysage, texte. 

Performance le vendredi 14 novembre 2025 à 18h30,
dans le cadre du colloque international pluridisciplinaire « La poïétique aujourd’hui » proposé par l’Université Paul Valéry Montpellier-laboratoire RIRRA21 (Représenter inventer la réalité, du romantisme au XXIe siècle)

Voir la vidéo extraits de la performance

Clarissa Baumann (Brésil, 1988) est artiste plasticienne et chorégraphe. Sa pratique se déploie sur multiples formes – livres, installations, performances ou encore vidéos. Initialement formée à l’École de Dessin Industriel de Rio de Janeiro et aux Beaux-Arts de Paris, elle côtoie la danse et le cirque avant d’intégrer le master exerce à Montpellier. À l’affût des gestes imperceptibles du quotidien, elle instruit un dialogue intime entre corps, mémoire, image et architecture. Des références personnelles et affectives s’entrelacent aux faits de l’histoire, des espaces se rencontrent, une cartographie s’invente. Elle est co-fondatrice du collectif et laboratoire chorégraphique cohue.
Son travail a reçu le prix de l’École des Beaux-arts de Paris (2015 et 2016) et le prix Adagp révélation Arts Plastiques (2016). Ses œuvres et performances ont été présentées en France et à l’étranger : CRAC Occitanie (Sète, France) ; IAC (Villeurbanne, France) ; Festival Plastique Danse Flore (Versailles, France) ; ART FEM II (Macau, Chine) ; Kunstwerk Carlshütte (Büdelsdorf, Allemagne) ; Palais de Tokyo (Paris, France) ; Forum Hermès (Tokyo, Japon) ; Art On Paper, BOZAR (Bruxelles, Belgique) ; 61e Salon de Montrouge (Montrouge, France) ; Palais des Beaux-Arts (Paris, France).

Mentions / distribution :
Conception et interprétation : Clarissa Baumann | Collaboration artistique et création sonore : Olavo Vianna | Collaboration artistique et regard extérieur : Mariana Viana | Production : cohue – Production déléguée : Hors Champ | Coproduction : Centre chorégraphique national de Caen en Normandie – direction Alban Richard, dans le cadre du dispositif Accueil-studio-ministère de la Culture / Ville de Montpellier – dispositif “Impulsions” Avec le soutien de : la Direction régionale des affaires culturelles Occitanie – aide à la création chorégraphique | Accueil en résidence : Kunstencentrum BUDA Courtrai / Honolulu Nantes / Théâtre de La Vignette| Support : Clarissa Baumann a été accueillie en résidence au centre d’art 3bisF, dans le cadre du dispositif artiste en recherche d’août 2023 à février 2024. | Remerciements : Ametonyo Silva, Philipp Enders, Daniel Lühmann, Sônia Bazantay, Mareu Machado, Marion Storm, cohue, Linda Sanchez, Roberto Dagô.

Expo «Drawing draw#6» – 1 septembre -1 octobre 2022 : Tino Di Santolo, Marc Lambert, Ram Samocha

Le lieu multiple montpellier et la N5 Galerie vous convient à leur rendez-vous rituel de rentrée avec la sixième édition du salon du dessin contemporain Drawing draw, regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. Au lieu multiple montpellier, (re)découvrons le travail de Tino Di Santolo, Marc Lambert et Ram Samocha

Les dessins de Tino Di Santolo dégagent des formes et des tracés indéfinis, des plis et des re­couvrements de matières se superposent sur des surfaces de papiers. Les gestes employés usent du hasard et du repentir afin de se libérer de l’image, de sa construction et de ses références pour ame­ner à une expérience du regard dans le presque vu et le presque naissant. Des formes en attente où le dessin figé propose une infinité de pistes et de possibles. Usant d’un clair-obscur assumé, la technique presque classique du fusain est au service d’une représentation organique, re­couverte d’un étang de plis se divisant sans cesse dans lequel les différents corps se pénètrent sans fin…

Pour Marc Lambert, tout commence par le dessin d’observation (de paysages), retranscrits dans des carnets. Il faut saisir leurs dimensions, leurs reliefs sculptés par la lumière et leurs textures vibrantes. Par le dessin on peut s’en imprégner et en capter l’atmosphère. Puis dans l’atelier, la mémoire effectue son travail de modelage et de déformation. Ces souvenirs visuels sont les références, auxquelles se mêlent les œuvres vues dans la longue histoire de l’art. Ils permettent de combiner des éléments de composition. L’improvisation a alors sa place dans l’apparition progressive de l’image. Changement d’échelle, flou, seuil limite de perception : tous ces procédés sont bons à prendre pour inviter le regard à déambuler…

Le travail de Ram Samocha combine le dessin avec la vidéo, le son, l’installation et la performance en direct. L’artiste mélange souvent les techniques de dessin modernes et traditionnelles tout en recherchant de nouvelles façons de combiner le rendu entre 2D et 3D. Résidant à Brighton (Royaume-Uni), Ram Samocha est le fondateur et le directeur artistique de Draw to Perform, une communauté internationale pour la pratique de la performance en dessin. Depuis 2013, Draw to Perform organise des symposiums et des festivals internationaux, travaille avec et soutient des artistes émergents et établis, collabore avec des institutions artistiques et organise des résidences et des ateliers éducatifs…
En écho à la série « Late night drawing » (réalisée la nuit dans l’espace sombre du papier noir et révélant un sentiment d’insomnie), l’artiste réalisera en direct pendant le vernissage de nouvelles oeuvres, qui répondront au son diffusé dans l’espace de la galerie, telles des partitions visuelles…

Vernissage jeudi 1er septembre 2022 dès 17h en présence des artistes et dessins en direct par Ram Samocha > voir la vidéo de la performance

Rencontre avec Ram Samocha et workshop « Draw to perform » samedi 3 septembre
de 14 à 16h
> voir la restitution en images

Exposition du 2 septembre au 1er octobre 2022
vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV

La résidence de Sam Ramocha bénéficie du soutien de l’Institut Français et de la Région Occitanie, en partenariat avec l’association Tetrapode

Et à la N5 Galerie, dans le cadre du salon du dessin contemporain Drawing draw#6, (re)découvrons le travail de Marie-Cécile Conilh de Bayssac,
Cassandre Fournet
et Cendres Lavyen savoir plus…

Expo « 50 artistes au lieu multiple montpellier / Florilège » – 23 mai-8 juin 2019

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Le lieu multiple montpellier, galerie associative d’art contemporain, a ouvert ses portes en mai 2014 dans le quartier Boutonnet – Beaux-arts. Nous souhaitons conjuguer exigence des choix et multiplicité des propositions, des générations, des parcours artistiques, pour une diffusion et une promotion des artistes la plus large possible. A travers expositions et évènements, souvent fruits de partenariats féconds avec d’autres acteurs culturels et sociaux du territoire, nous menons un travail de médiation vers des publics toujours attentifs et curieux. Ainsi, nous participons à une ouverture et à une démocratisation des expressions plastiques d’aujourd’hui.

A ce jour, le lieu multiple montpellier c’est au bout de 5 ans près de 30 expositions proposées et une soixantaine d’artistes présentés sur nos cimaises, 5 autres expositions accueillies, de nombreux évènements associés, des résidences d’artistes, une synergie d’action avec N5 galerie à Montpellier …et une reconnaissance comme lieu intermédiaire majeur pour la diffusion de l’art contemporain dans la région.

A l’occasion de notre anniversaire, nous avons souhaité proposer un accrochage en cabinet d’amateur à 50 artistes qui ont collaboré avec nous par le passé, merci à eux de s’être prêtés au jeu avec enthousiasme !

Avec des œuvres de Geoffrey Badel, Patrice Barthès, Alejandro Berkonsky, Giles Bingisser, Régina Blaim, Julien Bouissou, Anne Bréguiboul, Axelle Carruzzo, Clara Castagné, Marie-Cécile Conilh de Beyssac, Denis Brun, Pascale Ciapp, Anne-Lise Coste, Claudie Dadu, Yannick Delen, Aurélie Denis, Agnès Fornells, Colin G., Sébastien Granier, Sylvia Hansmann, Mounia Kansoussi, Amélie Joos, Emmanuelle Latour, Cendres Lavy, Dominique Lonchampt, Inhee Ma, Eve Maillot, Alain Marciano, Microclimax, Florence Mirol, Katie Montanier, Dominique Nicolas, Anna Novika Sobierajski, Gérald Panighi, Julie Perin, Olivia Pierrugues, Joël Renard, Thomas Rimoux, Nathalie Sapin, Delphine Sauret, Armelle de Sainte Marie, Helga Stüber-Nicolas, Elvia Teotski, Cédric Torne, Benedict Vallas, Roman Viguier, Chloé Viton…

Exposition du 23 mai au 8 juin 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h (sauf jeudi 30 mai)
. Inauguration festive jeudi 23 mai à 18h
avec buvette et petite restauration
. Café art-philo samedi 25 mai à 17h
proposé par Les artisans de la philo
. Lectures/performances jeudi 6 juin à 18h30 : Gilles Bingisser, Mathias Beyler et Régina Blaim, Julien Bouissou, Aurélie Denis, Emmanuelle Latour, Florence Mirol
avec buvette et petite restauration
. Finissage « Zut, place à la ZAT ! » samedi 8 juin dès 15h30

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voir la vidéo de la soirée « lectures & performances  » (6 juin 2019)

Cycle « Gestes/poses » – 6-8 décembre 2018 : Audrey Anselmi, Patrice Barthès, Emmanuelle Latour, Nathalie Sapin

le lieu multiple montpellier propose sur 3 jours un cycle d’évènements autour du geste performatif et chorégraphique, associés à une monstration d’images (photographies et film) tirés ou nourries de ces propositions.
Dans OBTA, Audrey Anselmi et Patrice Barthès interprètent un espace temps rigoureusement cadré par une composition musicale dédiée de Didier Aschour. Ils tournent autour d’une sphère lumineuse dans le sens contraire des aiguilles d’une montre comme traditionnellement dans un bal tango. Les corps sont cliniquement dénudés sur les parties qu’il est d’usage de masquer et réciproquement. La peau et la sphère opèrent comme acteurs de la lumière et créent une forme en mouvement qui génère une tension sensuelle toute en retenue…
Nathalie Sapin propose par la suite une captation vidéo de la performance, ainsi qu’une exposition de photographies, fidèles ou délibérément plus abstraites…
Avec Manuel de la disgrâce, Emmanuelle Latour nous confronte, non sans humour, au dictat de la beauté et de la jeunesse normalisées, en ré-interprétant la méthode de « lifting au naturel » usant de la gymnastique faciale. Entre la Bête et la Belle le fil est ténu et les poncifs insistants…
En parallèle, l’artiste propose des tirages de la série photographique Morphe, où il est question de tendre étrangeté, inexpliquée, différente mais inoffensive, tant que l’on ne cherche pas à la conformer à la réalité.

Programme du 6 au 8 décembre 2018 :
. jeudi 6 décembre à 19h30 : « OBTA », performance d’Audrey Anselmi et Patrice Barthès. Participation 3 euros. Jauge limitée (séance supplémentaire possible à 20h30) – inscription en ligne
. vendredi 7 décembre à 19h30 : « Manuel de la disgrâce », performance d’ Emmanuelle Latour (Cie La Primate). Participation 3 euros. Jauge limitéeinscription en ligne
. vendredi 7 et samedi 8 décembre de 15h à 19h : expositions photos « MORPHE » d’Emmanuelle Latour et « OBTA » de Nathalie Sapin (+film). Entrée libre
. samedi 8 décembre à 17h : café art-philo « Si tout bouge, alors rien ne bouge ? »
proposé par Les artisans de la philo (Christophe Baudet et Myriam François). Participation libre, gratuit pour les adhérents à l’association 2L2M

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Expo « Le genre idéal » – 24 mai-9 juin 2018 : Axelle Carruzzo, Anne Guillaume, Alain Marciano

En ce printemps, le lieu multiple montpellier vous propose, en partenariat avec N°5 Galerie, une exposition convoquant le regard de trois artistes sur le genre et l’identité.
Avec ses dessins, Axelle Carruzzo nous invite à nous questionner sur notre vision du monde s’il était dénué/dénudé de tout fonctionnement traditionnel, lié aux représentations sociales du genre. Inventer un autre moi, un autre corps qui ne veut pas se définir. Pousser le rêve vers la refonte d’une nouvelle mythologie, et, au-delà de l’esthétique, s’engager avec elle dans une quête absolue de liberté…
Photographe et vidéaste, Anne Guillaume nous propose ici un jeu de contemplation croisée, à partir de sujets filmés tels qu’ils se présentent à elle. Pensés comme une installation, ces portraits-vidéos mettent le spectateur en porte-à-faux, à la fois regardeur et regardé. Comme un voyage intérieur, calme et conscient, l’échange des regards nous situe dans notre présent, notre histoire, notre être.
A partir de l’imagerie érotique imposant des représentations du masculin et du féminin ultra-normées, les interventions radicales d’Alain Marciano explosent les tentatives de définition du « genre idéal ». Posant cet idéal comme un ultime diktat conduisant à l’aliénation, l’artiste renvoie un questionnement sur la construction de l’identité à travers le genre, même.

Exposition du 24 mai au 9 juin 2018
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
(invités : Julien Bouissou/Florence Mirol et films courts lauréats du concours de l’Université de Montpellier contre les discriminations LGBTI)

. Vernissage jeudi 24 mai à 18h

. « Lena », performance de Christophe Beyler, jeudi 31 mai à 18h
 (voir la vidéo – extraits)

« Jean-Jeanne », lecture performance de Jean Felix, suivie d’un café art-philo « Dispute philosophique sur le genre » (proposé par Les artisans de la philo, Christophe Baudet et Myriam François) mercredi 6 juin à 17h30

. Finissage samedi 9 juin dès 15h30

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Expo « Variables moments » – 12-28 janvier 2017 : Julien Bouissou, Joël Renard

Par cette invitation faite à Julien Bouissou et Joël Renard, le lieu multiple montpellier propose deux interprétations du travail de la forme dans la création artistique contemporaine, questionnant qui plus est les dimensions du geste et de la combinatoire des éléments…

La démarche plastique de Julien Bouissou emprunte la voie de différents supports et médiums (peinture, sculpture, photographie, installation, performance) dont chacun éclaire singulièrement sa recherche. Ici, il poursuit son travail  formel du geste (évoquant la calligraphie comme un manifeste de l’action de tracer) et du rapport matière/couleur/lumière. Issues de procédés techniques complexes de transferts entre supports-matériaux (plâtre, céramique) et pigments (acrylique, peinture en bombe,…), les oeuvres proposées en séries expriment pourtant merveilleusement la quête de sobriété. En écho, des photographies sont présentées, sur la base du corps comme sujet et support d’expérimentation d’effets de lumière.

Joël Renard aime à considérer des éléments empruntés au champ du dessin, de la sculpture traditionnelle ou à l’environnement quotidien (bois, béton, tissus, oranges séchées,…) comme source à construire des dialogues sans histoire, des paroles muettes. Loin d’être pensés comme des formes arrêtées mais plutôt comme des gestes inscrits temporairement, ses arrangements se caractérisent par leur nature à la fois fragile et humble, se jouant d’une probable faillite de la modernité. L’architectonique des formes devient construction cinétique de pacotille, au service de la dérision…

Exposition du 12 au 28 janvier 2017
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 12 janvier à 18h
. Finissage samedi 28 janvier dès 15h30
avec performance de Julien Bouissou à 17h

Puis sur RV jusqu’au 4 février 2017

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voir la vidéo de la performance de Julien Bouissou

Expo « Tenir à coeur » – 24 novembre-10 décembre 2016 : Anabelle Fouache, Sylvia Hansmann, Lucie Techer

Par delà les épanchements médiatiques de nos temps modernes, le lieu multiple montpellier invite, avec cette exposition, à un retour aux fondamentaux. A l’organique et au psychique. Parce que cela nous tient à coeur. Parce que cela nous tient au corps.
Trois artistes, trois propositions plastiques mêlées pour nous rappeler que nous sommes faits de chair… et d’esprit.
Anabelle Fouache travaille à partir d’images faisant écho aux images mentales, hallucinées, inconscientes. Fascinée par le cinéma de David Cronenberg et son incarnation de la pensée en particulier, elle questionne le beau à travers des objets en lien avec l’intime. Ici, les matériaux organiques (latex, dents…) retravaillés entrent dans la composition de dispositifs artistiques ambivalents, en résonance symbolique et poétique avec des dessins anatomiques aiguisés.
Sylvia Hansmann poursuit lentement son dessin du chemin de la vie avec ses « petites coutures » sur filet XXL, semblant traduire les émotions qui refusent le rythme régulier du tracé d’un ECG. Ce travail de patience et de méditation, fil d’Ariane d’un voyage introspectif, est amené dans un va-et-vient avec des oeuvres photographiques qui participent de l’installation.
Lucie Techer axe ses études de beaux-arts dans la pratique expérentielle de la céramique et du dessin, autour du corps et de sa perception. Avec ses séries de coeurs de porcelaine ou de planches anatomiques qu’elle semble offrir en nombre, elle nous propose ici une interprétation originale du reliquaire…

Exposition du 24 novembre au 10 décembre 2016
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
. Vernissage jeudi 24 novembre à 18h
. Finissage samedi 10 décembre dès 15h30, avec performance de Pascale Ciapp à 17h
Puis sur RV jusqu’au 17 décembre 2016

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voir la vidéo de la performance de Pascale Ciapp