Expo « Portraits/Figures » – 20 mars-12 avril 2025 : Céline Achour, Alex Allegri, Coline Casse, Claudie Dadu, Guiome David, Yann Dumoget, François Paris

Le lieu multiple montpellier invite sept artistes à présenter une palette variée, tant sur les formes que les angles d’approche, sur le thème de la figure humaine et du portrait, sujet majeur dans l’histoire de l’art …

L’univers de Céline Achour, à la limite du surréalisme, ou plutôt du réalisme magique, emprunte à un esthétisme des années 50/60 et aux décors de l’ouest américain. Ses nouveaux travaux plongent dans les années 80, celles de son adolescence et de son entrée dans l’âge adulte, avec des références personnelles plus présentes. Toutefois, ses thèmes de prédilection restent les mêmes et témoignent de ses préoccupations personnelles et existentielles, qu’il s’agisse de relations humaines, d’amours contrariées, de l’impact de la société et des évolutions technologiques sur notre vie et notre liberté.

La démarche plastique d’Alex Allegri regroupe une pratique de la photographie (N&B), du dessin, du ready-made et de l’installation.
Dans un rituel quotidien, il fige, collectionne et agence les éléments qui l’entourent. Cette capture perpétuelle du réel se développe autour des thèmes people / places / objects … avec une préférence pour le portrait. L’artiste propose ici une composition évoquant un lancer de dé, comme une métaphore à libre interprétation !

Coline Casse propose pour sa part avec « Remember us » une installation d’un ensemble de monotypes, présentés chacun sous un voile opaque, à soulever par le regardeur qui se doit d’être acteur dans ce geste de mémoire. Ils représentent des portraits d’enfants palestiniens récemment tués par l’armée israélienne. Plutôt qu’au rouleur « compresseur » d’une presse, l’artiste a eu recours à la simple pression de la main pour faire réapparaître ces visages dans ces monotypes, ce geste doux veut à la fois rappeler la mémoire de ces jeunes personnes tout comme il rappelle le manque de moyens élémentaires – de linceuls notamment – pour leur dire adieu dignement.

Quelques cheveux sous le verre, Claudie Dadu recycle ces éléments résiduels, issus de son crâne, en traits de dessins. Une économie de moyens extrême pour une vivacité graphique et l’éloge de la fragilité de la vie. Ces lignes en cheveux, qui semblent en suspension, font et incarnent l’extase d’une connexion avec le vivant, en sublimant ce « presque rien ». Depuis plus de 20 ans, l’artiste poursuit notamment une série de portraits d’artistes en relation avec l’admiration qu’elle leur porte. Extraits de sa collection et en hommage à leurs disparitions récentes sont exposés ici les portraits de Ben, d’Yves Helbert et de Daniel Spoerri.

Guiome David, artiste singulier, provocateur et ludique, propose des œuvres où le savoir peindre académique le dispute à une dérision iconoclaste. Dans la série « The next », l’artiste « remonte » l’histoire de la peinture pour singer la représentation des portraits de famille « façon clair-obscur » … et plus précisément ses propres enfants ! Entre la grande brocante et l’avenir qui affleure, voici donc le portrait d’une jeunesse d’aujourd’hui, vêtue de sweats à capuche, qui comme une seconde naissance, sort de l’enfance attirée par la lumière et pointant au monde le bout de son nez…

Fruit d’une résidence effectuée au lieu multiple montpellier l’été 2024, Yann Dumoget propose une série de céramiques intitulée « Gueules cassées », qui ne sont rien d’autre que des moulages « autoportraits » de son visage, qu’il a ensuite détruits et reconstitués à la façon de la technique japonaise du kintsugi (à la feuille d’or). L’artiste rend ainsi hommage, au-delà de ce procédé traditionnel, aux techniques de prothèses faciales, développées lors de la première guerre mondiale pour rendre une certaine dignité à ces gueules cassées … et fait l’analogie de cet « art » de la reconstruction avec la capacité de l’art à « recoller les morceaux » d’une société exposée aux souffrances et aux violences.

Les dessins de François Paris semblent naître d’un désir d’histoires. Créés à partir de photographies circulant sur l’internet ou spécialement réalisées, ils évoquent souvent le corps ou la mécanique, le visage ou le crâne humain… et renvoient à la fugacité et à l’apparence. Constituant le point de départ d’un récit elliptique à inventer, ses œuvres sont donc des scénarios ouverts, des séquences qui empruntent autant au cinéma qu’à la photographie : les points de vue, les cadrages, les personnages, les indices, mais aussi et surtout, cette capacité à mettre en place des éléments capables d’ouvrir la voie à l’imaginaire (d’après un texte de Guillaume Mansart)

Vernissage le jeudi 20 mars 2025
à partir de 17h, en présence des artistes

Exposition du 21 mars au 12 avril 2025
les vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV

voir le dossier de presse complet « Portraits/Figures » par Kcenia Naoumenko

Expo «ANIMALENFANT dans le champ des créations contemporaines » – 6-14 février 2025 : Thibault Franc, Léa Habourdin, Magali Lambert, Vincent Lecomte, Jules Le Maut, Marion Le Torrivellec, Tina Merandon, Quentin Montagne, Françoise Pétrovitch, Karine Pinel, Florian Poulin, Manon Riet & Thomas Portier, Rika Tanaka, Tom Tirabosco

Exposition organisée en partenariat avec l’université Paul-Valéry Montpellier 3, le laboratoire de recherche RIRRA21 (Représenter, inventer la réalité du romantisme au XXIe s.) et le CCU (Centre culturel universitaire) de l’université Paul-Valéry Montpellier 3, dans le cadre de la journée d’étude « ANIMALENFANT », jeudi 6 février 2025 de 9 h 00 à 18 h00 (Université Paul-Valéry Montpellier 3, site Saint-Charles).

L’exposition ANIMALENFANT, présentée au Lieu Multiple Montpellier, propose une sélection de travaux d’artistes autour de toutes les formes de rapprochement de l’animal et de l’enfant.
Thibault Franc, Léa Habourdin, Magali Lambert, Vincent Lecomte, Jules Le Maut, Marion Le Torrivellec, Tina Merandon, Quentin Montagne, Françoise Pétrovitch, Karine Pinel, Florian Poulin, Manon Riet & Thomas Portier, Rika Tanaka et Tom Tirabosco, à travers des médiums tels que le dessin, la gravure, la peinture, la photographie, la bande dessinée, la sculpture et l’installation sonore offrent chacun un regard très personnel sur une relation contrastée, qui oscille entre l’interaction, la fusion et le partage de statut.
De fait, l’iconographie et le langage courant, mais aussi la littérature, le spectacle vivant, le cinéma ou les expressions plastiques, associent couramment l’animal et l’enfant. Les arts aujourd’hui notamment forgent et revisitent les imaginaires croisés et parfois confondus de l’enfance et de l’« animalité », jouant sur cette double altérité qui peut prendre la forme d’une communauté.
Que révèle cette très ou trop grande proximité ? Que signifie le fait de la cultiver dans les représentations ? Objets d’attendrissement, supports de projection affective, animaux et enfants n’ont-ils qu’une existence d’icône singulièrement univoque ? Et, de manière corollaire, comme les animaux, les enfants ne peuvent-ils faire figure de vivantes présences ? Dans ce cas, comment rendre sensible cette expérience du vécu, celui de l’enfant face à l’animal, mais aussi de l’animal face à l’enfant ?
L’association et le rapport entre enfant et animal ne renvoient-ils pas également à un imaginaire riche et varié, aux expressions protéiformes, dans lequel enfants mais aussi animaux ont la parole et/ou leur langage respectif font l’objet d’une compréhension réciproque et témoignent d’autres modes de vivre ?
Enfin, ces rapprochements n’ont-ils pas aussi pour but de (ré)inscrire l’humain dans le vivant, de (re)mettre au jour la possibilité d’un statut partagé et de revendiquer une proximité avec la nature ?
L’univers apparemment enfantin retrouvé par les plasticiens Thibault Franc et Vincent Lecomte, qui jouent de l’assemblage et de la confrontation au sein de dessins et d’installations semble viser à troubler toute certitude, et toute tentation d’un regard définitif, dans un jeu sérieux et mélancolique où les portraits de l’animalité et de l’enfance partagent un monde à part. La série photographique de Tina Merandon, en mettant en scène des enfants posant avec leur animal favori, montre des couples « animauxenfantins » dans lesquels les liens, vifs, entre les deux parties, sont révélés dans l’ampleur de leur tendresse et de leur possible cruauté. Les planches de Tom Tirabosco ravivent de façon contemporaines les mythes d’une enfance confrontée à ses démons, et en probable révolte contre ces figures de la hantise, ce monde adulte de plus en plus inquiétant.
À travers les témoins d’un court-métrage Le Labyrinthe du betta (2023), Manon Riet et Thomas Portier convoquent le jeu du déguisement où l’animal n’est plus seulement objet de fascination mais une figure dont, enfant, on se pare et s’empare. Le jeu est également central, mais davantage par la figure du jouet, chez Quentin Montagne et Florian Poulin. L’animal témoigne alors d’une certaine nostalgie pour leur enfance du siècle passé, nostalgie dans laquelle s’inscrivent sans doute les dessins sur vieux carnets d’école de Rika Tanaka ou certaines de recherches de Karine Pinel. Tout comme les eaux fortes et sculptures de Jules Le Maut, les gravures de Magali Lambert, tracées d’un geste faussement maladroit et corrigeant des gueules animales, reposent quant à elles la question de l’enfance de l’art : une forme de spontanéité, d’impulsivité créatrice.
ANIMALENFANT est une exposition originale, tant par sa thématique que par l’éventail de propositions présentées, en nous invitant à envisager ce qui, au sein même des représentations, allie les figures de l’animal et de l’enfant, formant des mondes qui se confondent et se confrontent. ANIMALENFANT met d’abord en jeu la question du regard porté dans et par notre société sur des mondes singuliers, des places, des assignations, et donne à voir ce qu’en fait la création contemporaine.

Commissariat de l’exposition : Ariane Carmignac (MCF en Arts plastiques, Univ. Paul Valéry, Montpellier), Quentin Montagne (plasticien, MCF en Arts plastiques, Univ. Paul Valéry, Montpellier) et Vincent Lecomte (plasticien, Docteur en Esthétique et sciences de l’art, Univ. Jean-Monnet, St-Étienne)

Vernissage le jeudi 6 février à 18 h 30
Exposition du 7 au 14 février de 15h à 19h
Table-ronde le vendredi 14 février à 10h
, avec Ariane Carmignac (MCF en Arts plastiques, UPV), Thibault Franc (Plasticien, écrivain), Magali Lambert (Photographe, plasticienne), Vincent Lecomte (Plasticien, compositeur, chercheur), Florian Poulin (Plasticien), Anne Simon (Directrice de recherche CNRS/École normale supérieure-Paris Sciences et Lettres)

Expo “France Allemagne (Deutschland Frankreich)” – 30 mars-22 avril 2023 : Ralf Altrieth, Kati Gausmann, Sylvia Hansmann, Helga Stüber-Nicolas, Muriel Valat-B

Le lieu multiple montpellier propose, en partenariat avec la Maison de Heidelberg de Montpellier et dans le cadre de la Quinzaine franco-allemande Occitanie, une exposition de cinq artistes plasticiens dont le vécu et le parcours est intimement lié à ces deux pays.

« Je veux faire une peinture dans laquelle je ne suis pas esclave de pensées structurées. Je n’ai pas envie d’exécuter des idées. Je veux vivre les idées ! » : Ralf Altrieth revendique depuis toujours une totale liberté artistique, tant comme plasticien que musicien. Ses dessins et peintures sont marquées par une hétérogénéité picturale singulière. Par le geste et par la couleur, l’artiste s’autorise des expériences toujours renouvelées et toujours expressives.

La pratique artistique de Kati Gausmann vise à rendre visible et poétique les traces des mouvements et de l’évolution géologique de la planète Terre. Les expéditions sur le terrain constituent une part importante de son processus de travail, basé sur la prise d’empreintes, où elle engage son corps physiquement en relation avec l’ampleur et la puissance des phénomènes naturels.
Elle est impliquée depuis 2021 dans un échange, avec Muriel Valat-B, visant à favoriser le croisement des pratiques et des expériences entre artistes femmes franco-allemandes.

Sylvia Hansmann se définit aujourd’hui comme une « chasseuse/cueilleuse des temps modernes » : marcher, observer, cueillir puis mettre en abîme les « fruits » de ses balades. Les chutes de plastiques, brisures de verre, bois, plantes, … sont composés avec des kaléidoscopes et des jeux de miroirs, puis photographiés, engendrant une profusion de variations très colorées. Parfois, certains objets revêtent une apparence animale, tel un totem à s’approprier …

La notion du temps est essentielle pour Helga Stüber-Nicolas, la minutie de son travail « slow art » étant à contre-courant du temps social, du zapping. Avec des procédés parfois complexes, elle détourne la fonctionnalité d’objets (crayons, vrilles de vigne, …) pour ordonner ces matériaux en fines compositions horizontales, telles des partitions ou suites (d’idées). Toutes ces propositions entrainent l’imaginaire sur la finitude et la fragilité de la matière, de l’existence … et des traces que nous laissons.

Le travail de Muriel Valat-B est à la fois très formel et traversé par l’acte d’écriture (le trait, la ligne, le pli). L’artiste y affirme son goût pour la porosité entre les techniques et les disciplines et la rigueur de la construction Avec les séries Phalènes présentées ici, l’artiste propose une écriture plastique (en référence à l’écriture central transparency de Virginia Woolf) sur les jeux de transparence et d’opacité, en utilisant aussi bien la photo, le dessin ou le textile.

Vernissage le jeudi 30 mars 2023 à partir de 17h, en présence des artistes

Exposition du 31 mars au 22 avril 2023
les vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV

RV spécial Rencontres le samedi 15 avril à partir de 15h, en présence des artistes

Expo «Mundo combo» – 12 mai-4 juin 2022 : Noureddine Benhamed, Catherine Burki

Le lieu multiple montpellier vous invite à nouveau à vous immiscer dans un dialogue entre deux artistes, cette fois ci autour d’une illustration du monde d’aujourd’hui, comme une partition à interpréter ensemble…
Noureddine Benhamed n’a pas de technique de prédilection a priori, si ce n’est la collecte et l’intervention sur des images sélectionnées et recomposées, en résonance avec le langage cinématographique qui l’influence (et qu’il utilise par ailleurs). Avec ce travail de réutilisation, juxtaposition de symboles, écriture, collage,peinture, dessin… l’artiste déconstruit la réalité médiatique,vécue comme une fiction aliénante. Les œuvres créées, installations modulaires assemblées au mur, témoignent de ses propres expériences sensibles et de son rapport au monde. Compositions dotées de nouvelles dimensions spatio-temporelles, elles interrogent de manière prégnante notre société (rapports Nord-Sud, statut de la femme, précarité et injustice démocratique dans les pays émergents,mémoire collective des peuples, …).
Catherine Burki utilise le dessin comme medium privilégié, mais explore également la sculpture et le son. Dans sa série «Chroniques du XXe siècle», les dessins, coupures et collages sont le résultat de fouilles menées dans une encyclopédie de l’histoire récente (éd. Larousse, 1990) et qui explore les croisements entre les vainqueurs (les puissants) et les victimes. Ces archives recomposées dialoguent, telles des prophéties, avec nos conditions sociales, sociétales et environnementales actuelles. L’utilisation notamment de fragments de fourrures animales évoque tout à la fois l’exploitation animale et le symbole des inégalités sociales. L’installation photo et sonore «Pépier» procède également de la relation nature-langage-mémoire, avec ces tentatives d’imitation de chants d’oiseaux par des humains, s’exprimant avec des onomatopées admises dans le monde entier(cui-cui, tweet-tweet, pio-pio)…

Vernissage le jeudi 12 mai 2022 à partir de 17h, en présence des artistes
Exposition du 13 mai au 4 juin 2022 les vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV
Concert de Mathieu Bec vendredi 20 mai 2022 à 19h, à l’occasion de la sortie vinyl de l’album «Kettle», illustré par Thierry Lambert (en sa présence) : dédicaces-buvette
RV Ultime samedi 4 juin 2022 de 15h à 18h30, en présence de Noureddine Benhamed

voir la vidéo du concert de Mathieu Bec (extraits)

Expo «Projections parallèles» – 4-27 novembre 2021 : Florie Adda, Lucie Bitunjac, Sébastien Granier

Avec cette exposition, Le lieu multiple montpellier invite à dialoguer trois artistes qui, à travers leurs recherches, interrogent notre rapport à la matérialité, la physicalité de notre environnement : objets, textures, structures, paysages, architectures. Chacun projetant à sa manière le donné à voir …

Florie Adda aime à retoucher les paysages… et à casser les évidences. À partir de photographies numériques, le rajout d’aspérités (le bruit des logiciels), de textures artificielles brouille la lecture trop immédiate et ouvre à une fiction esthétique aux multiple interprétations possibles. Ses peintures sur papier argentique, brossées puis insolées, jouent également sur une dimension spatiale et temporelle incertaine, comme un souvenir – ou un imaginaire – révélé. Quant aux Mountains of glass, éclats de verre peints, ils fixent les vertiges et les sautes d‘humeur de la lumière à travers ces paysages tout à la fois acérés et fragiles…

Si Lucie Bitunjac réinvestit les représentations architecturales des primitifs Italiens c’est bien parce que ces dernières (notamment les fresques de Giotto et d’Ambrogio Lorenzetti) font corps avec cette notion de « perspective intuitive » qu’elle développe dans l’ensemble de son travail. Une recherche qui l’amène à faire et défaire le rapport intérieur-extérieur des environnements. Avec la peinture, le dessin et même le pop-up, l’artiste joue entre la 2D et la 3D, conjuguant avec virtuosité malicieuse aplats et profondeurs, trames et qualités spatiales de la couleur. Mais encore : faire référence à l’histoire de l’art tout en faisant œuvre de modernité l’amène à explorer le champ de l’utopie, des lignes toutes tracées aux courbes évidées, l’équilibre se détache des conventions et libère notre énergie pour mieux dire la place de l’homme dans son environnement, intrinsèquement lié à son humanité.

Sébastien Granier pour sa part a choisi la sculpture : il propose ici le résultat de ses recherches formelles, articulant trois attitudes possibles d’observation, de prélèvement et/ou de manipulation. Les matériaux sont soit empruntés au domaine de la construction (béton, métal, bois, …), soit glanés et choisis méticuleusement. Puis vient le processus de la juste action (moulage, assemblage, brûlage, pigmentation, …) – ou inaction (« lâcher prise ») – à trouver, pour aboutir aux formes qui seront présentées, comme autant d’essais d’existences concrètes. Les résultats témoignent d’une dialectique acceptant une part de désordre dans l’ordre global…

Vernissage le jeudi 4 novembre 2021 à partir de 17h
en présence des artistes + lecture de Florie Adda
Exposition du 4 au 27 novembe 2021
les vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV
RV Ultime samedi 27 novembre 2021 de 15h à 18h30

Expo « Du paysage… » – 4-24 décembre 2020 et 4-30 janvier 2021 : Virginie Blanchard, Océane Moussé, Jérôme Souillot

Le lieu multiple montpellier et N5 Galerie s’unissent à nouveau pour vous proposer une incursion dans des interprétations mentales du paysage, sujet cher à tant de créateurs d’hier et d’aujourd’hui… Au lieu multiple montpellier, invitons nous à parcourir les univers de Virginie Blanchard, Océane Moussé et Jérôme Souillot

Virginie Blanchard présente ici des tirages photographiques de différents chapitres de sa série « L’ordre des choses » : à des captations de paysages, mystérieux et aux échelles incertaines, sont amalgamés des dessins de machines des Arts et métiers et des schémas de mécanique. Extraits des manuels, simplifiés et parfois déformés, ils ont trouvé leur place à dessein dans ces horizons fragiles, comme une allégorie de la dialectique nature et culture.

La série « La grande traversée » d’Océane Moussé raconte le temps de traversée des Pyrénées, par des résistants fuyant la France pour l’Espagne pendant la seconde guerre mondiale, par des pèlerins empruntant le chemin de Saint Jacques de Compostelle entre 1883 et l’époque contemporaine, ainsi que par des randonneurs blogueurs. Les dessins inspirés des récits reprennent des paysages des Hautes-Pyrénées, les mots écrits tout d’abord à la pierre noire sont ensuite étalés, diffusés, pour être transformés en dessins. Sans rajout de matière, seule la substance des mots permet la construction de l’image. C’est bien le récit lui-même qui crée le paysage…

Jérôme Souillot œuvre souvent à l’interface du graphisme et de la performance. Son travail de dessin aborde les sujets de la vie intime… et rêvée. Avec « Je reste là », il s’agit bien de paysages mentaux, représentés à différentes échelles, que l’artiste nous donne à voir, nous invite à explorer, jusqu’à – pourquoi pas – s’y perdre. « Souvent, l’acuité vient en disparaissant » nous dit-il, comme une ode à l’abandon de soi.

En partenariat avec N5 Galerie, qui propose de découvrir les travaux de Laure Boin, Alexandre Gilibert, Yves Helbert, Armelle de Sainte Marie.

. Exposition du 4 au 24 décembre 2020 et du 4 au 9 janvier 2021
vendredis et samedis de 15h30 à 19h et sur RV
. Rencontre avec Virginie Blanchard samedi 19 décembre de 16 à 18h
. RDV Ultime samedi 9 janvier de 15h30 à 19h
avec galette des rois !
. PROLONGATION JUSQU’AU 30 JANVIER 2021
sur RV (au 06 07 40 10 16 ou par message via la rubrique contact
) et présence les samedis de 16h30 à 17h30

Expo « PRESAGES » – 15-23 mars 2019 : Geoffrey Badel, Simon Berthezene, Elsa Bres, Guilhem Causse, Margaux Fontaine, Valentin Martre, Chloé Viton

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L’exposition collective Présages présente les travaux de sept artistes qui proposent des oeuvres s’inscrivant dans une perspective évolutive. Pareilles à des présages, elles sont les reflets d’un paradoxe inéluctable qui se concrétise dans l’altération de la matière, des augures dans un moment d’entre-deux, un instant t, où un probable effondrement de notre société actuelle est pressenti. Devenant refuges métaphoriques de la pensée des artistes, l’imaginaire sollicité devient prédiction, nouvelle vision esthétique du monde…

Une proposition curatoriale de Laureen Picaut, en partenariat avec le CACN et Piñata Radio

Exposition du 15 au 23 mars
tlj sauf dimanche de 14h à 19h
Vernissage jeudi 14 mars à 18h

Télécharger le dossier de presse

Cycle « Gestes/poses » – 6-8 décembre 2018 : Audrey Anselmi, Patrice Barthès, Emmanuelle Latour, Nathalie Sapin

le lieu multiple montpellier propose sur 3 jours un cycle d’évènements autour du geste performatif et chorégraphique, associés à une monstration d’images (photographies et film) tirés ou nourries de ces propositions.
Dans OBTA, Audrey Anselmi et Patrice Barthès interprètent un espace temps rigoureusement cadré par une composition musicale dédiée de Didier Aschour. Ils tournent autour d’une sphère lumineuse dans le sens contraire des aiguilles d’une montre comme traditionnellement dans un bal tango. Les corps sont cliniquement dénudés sur les parties qu’il est d’usage de masquer et réciproquement. La peau et la sphère opèrent comme acteurs de la lumière et créent une forme en mouvement qui génère une tension sensuelle toute en retenue…
Nathalie Sapin propose par la suite une captation vidéo de la performance, ainsi qu’une exposition de photographies, fidèles ou délibérément plus abstraites…
Avec Manuel de la disgrâce, Emmanuelle Latour nous confronte, non sans humour, au dictat de la beauté et de la jeunesse normalisées, en ré-interprétant la méthode de « lifting au naturel » usant de la gymnastique faciale. Entre la Bête et la Belle le fil est ténu et les poncifs insistants…
En parallèle, l’artiste propose des tirages de la série photographique Morphe, où il est question de tendre étrangeté, inexpliquée, différente mais inoffensive, tant que l’on ne cherche pas à la conformer à la réalité.

Programme du 6 au 8 décembre 2018 :
. jeudi 6 décembre à 19h30 : « OBTA », performance d’Audrey Anselmi et Patrice Barthès. Participation 3 euros. Jauge limitée (séance supplémentaire possible à 20h30) – inscription en ligne
. vendredi 7 décembre à 19h30 : « Manuel de la disgrâce », performance d’ Emmanuelle Latour (Cie La Primate). Participation 3 euros. Jauge limitéeinscription en ligne
. vendredi 7 et samedi 8 décembre de 15h à 19h : expositions photos « MORPHE » d’Emmanuelle Latour et « OBTA » de Nathalie Sapin (+film). Entrée libre
. samedi 8 décembre à 17h : café art-philo « Si tout bouge, alors rien ne bouge ? »
proposé par Les artisans de la philo (Christophe Baudet et Myriam François). Participation libre, gratuit pour les adhérents à l’association 2L2M

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Expo « Waiting For The Sun » – 28 novembre-2 décembre 2018

visuelLe lieu multiple accueille cette exposition, organisée par l’association Carbone 14 regroupant les étudiants de deuxième année du Master conservation, gestion et diffusion des œuvres des XXe et XXIe siècles.

Les évènements de Mai 68 sont la source de profonds bouleversements sociaux et culturels qui les placent comme l’une des contestations les plus importantes de l’histoire de France du XXe siècle. Les utopies portées durant cette période ont mis en avant des notions d’autogestion, de communautarisme et de libération de l’individu sur le plan social. Sur le plan artistique, ces utopies ont pu se concrétiser à partir de la fin des années 60 par la volonté de réconcilier l’art et la vie.
Les utopies d’hier sont-elles les mêmes qu’aujourd’hui ? Waiting For The Sun a pour ambition de réunir des artistes des années 90 jusqu’à aujourd’hui (prêts du Fonds régional d’art contemporain Occitanie Montpellier)*. 20 ans plus tard, il s’agit pour les artistes de formuler leurs fantasmes au travers de leurs œuvres. La nouvelle génération d’artistes, composée d’étudiants de l’Ecole des Beaux-Arts de Montpellier**, porte un regard nouveau sur les œuvres de leurs aînés tout en y apportant leur propre questionnement utopiste : Quelle est leur vision poétique de la socialité ? A quoi se rapporte leur idéal ?

* Artistes de la collection du Frac Occitanie Montpellier : Julien Audebert, Conrad Bakker, Philippe Parreno, Guillaume Paris
** Étudiants de l’école des Beaux-Arts de Montpellier : Lucas Ferron, Peter Lokos, Pauline Rosen Cros

Exposition du mercredi 28 novembre au dimanche 2 décembre 2018
de 15h30 à 19h
Vernissage le mercredi 28 novembre à 18h

Expo « Cavalier mental » – 25 janvier-10 février 2018 : Florence Mirol

 

Le lieu multiple montpellier vous propose, avec l’invitation faite à Florence Mirol, la présentation de travaux artistiques témoins de lieux, de traversées.
En empruntant différents média tels la photographie, l’installation, la sérigraphie, l’écriture, le collage, la vidéo, l’artiste produit des oeuvres comme autant de projections, de transformations. Chacune procède d’un cadrage, d’une graphie, d’une esthétique, d’une composition précise.
« Sous différentes formes je développe un imaginaire mental lors de mes voyages, liant souvent le mot à l’image, créant un univers poétique et en devenir, évitant ainsi une narration didactique. Je cherche à opérer des déplacements, déconstruire, reconstruire, transformer ; créer une rencontre entre le texte et l’image ou rêves et réalités se chevauchent parfois. »
Depuis plus d’un an le travail de Florence Mirol s’articule autour du thème de « Tout ce qui ne touche pas terre », un espace de travail enveloppant les principaux axes de ses recherches artistiques : le déplacement, l’écoulement du temps, l’image qui change, le mot qui apparait…

Exposition du 25 janvier au 10 février 2018
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h

. Vernissage jeudi 25 janvier à 18h

. Jam session poetry vendredi 2 février à 18h
Proposé par l’association Lez’Arts, avec Lisa Barbier et Zoé Perrin

. Café art-philo samedi 3 février à 17h
« L’art, une manière de fuir le réel ? »

Proposé par Christophe Baudet, philosophe et Myriam François, lectrice
Renseignements et inscriptions : Myriam François 06 76 64 00 64

. Finissage samedi 10 février dès 15h30
Avec « lecture et tir automatique » de Florence Mirol

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voir la vidéo de « lecture et tir automatique », lecture-performance de Florence Mirol (10 février 2018)